La vente de SFR est-elle de nouveau sur les rails ? Un peu plus de trois mois après la première offre formulée par Bouygues, Free et Orange à hauteur de 17 milliards d’euros, et rejetée par Altice, les trois opérateurs historiques seraient prêts à revenir à la charge, nous indique BFM Business. Cette fois-ci, le montant serait réévalué à 20 milliards d’euros, soit moins que la dette d’Altice. Mais les choses avanceraient bien, dans la mesure où les trois opérateurs auraient «entamé des 'due-diligence'», confirme une source à nos confrères.

La due-diligence permet en effet de procéder à une vérification diligente avant de procéder à l'acquisition d'une société, en somme faire toutes les vérifications nécessaires afin de connaître la situation précise d’une entreprise. Et c’est Patrick Drahi qui aurait autorisé la procédure, «une étape importante vers un accord», confirme la même source. A ce stade, aucune offre ferme n’a été formulée, mais les trois opérateurs seraient prêts à mettre 20 milliards d’euros sur la table au mois de mars. Si la répartition de partage des activités resterait la même que lors de la première offre, reste à savoir qui mettra la main à la poche pour les trois milliards en plus.

Patrick Drahi accélère sur la vente des filiales

Pour l’heure, aucun des groupes n’a souhaité confirmer ni commenter l’information, mais un autre acteur contacté par BFM Business évoque un «engagement fort de l’avancée des négociations». Si l’objectif est de racheter SFR définitivement avant la présidentielle de 2027, l’opération pourrait être signalée à l’Autorité de la concurrence au plus tard «fin mars». La procédure, menant à une possible validation, dure ensuite un an.

Patrick Drahi avait déjà ouvert les comptes et les contrats de SFR avant les fêtes de Noël, un autre signe de bonne avancée de la vente. En outre, le milliardaire accélérerait sur la vente de ses filiales que Bouygues, Orange et Free ne souhaitent pas acheter : XP Fibre serait en vente pour deux milliards d’euros, tout comme Netco, l’infrastructure globale du réseau fibre de l’opérateur. Mais c’est également le cas de SFR Business (dédiée aux entreprises), société sur laquelle Free et Bouygues aimeraient, en revanche, mettre la main.

Des «discussions» mais «pas d’accord»

«L’existence de discussions avec le groupe Altice en vue de l’acquisition potentielle d’une grande partie des activités de télécommunications du groupe Altice en France», a été reconnue par les trois opérateurs ce jeudi matin dans un communiqué commun, tout comme les travaux de «due-diligence» menés. En revanche, il n’y a encore «aucun accord» et «il n’y a aucune certitude que ce processus aboutisse à un accord», est-il précisé.