C’est l’un des effets pervers des loyers trop chers dans certaines métropoles. Faute de ressources suffisantes, de nombreux candidats recalés du marché sont tentés de gonfler leurs revenus pour voir leur candidature enfin acceptée par un bailleur. En Île-de-France, région où les loyers sont particulièrement élevés, un dossier de locataire sur cinq serait ainsi frauduleux, d’après l’agence en ligne Imodirect. Selon elle, les documents les plus falsifiés sont sans surprise les fiches de paie, mais aussi parfois l’avis d’imposition ou le contrat de travail.

Il faut dire que la concurrence entre candidats a littéralement explosé ces derniers mois. D’après une étude réalisée par la plateforme Bien’ici en juillet dernier, le nombre de messages reçus par les bailleurs pour une annonce de location a augmenté de 78 % entre les deuxièmes trimestres et 2021 et 2022 ! Une frénésie, qui s’explique à la fois par un recul du nombre de logements à louer sur les plateformes et par un accroissement du nombre de demandeurs. Le résultat est donc mécanique : pour les candidats à la location, il est devenu immanquablement plus difficile de faire passer un dossier fragile. La tentation devient alors grande d’utiliser des subterfuges, et notamment de trafiquer certains documents transmis au bailleur.

Des méthodes pour détecter les faux

La suite est réservée aux abonnés
Offre spéciale -30% avec le code HIVER26
  • Accès à tous nos articles pour comprendre l’économie
  • Des conseils pratiques et solutions concrètes pour gérer vos finances
  • Lecture immersive, publicité limitée
  • Sans engagement