
En quête d’un logement plus spacieux, vous devez vendre votre résidence principale actuelle pour financer ce nouvel achat ? Armez-vous de patience : en février, les délais de vente ont continué de s’allonger, pour atteindre 83 jours en moyenne en France, soit 11 jours de plus qu’il y a un an, d’après les données publiées par SeLoger ce lundi 3 mars. Et n’imaginez pas être mieux loti si votre bien se trouve dans une métropole plutôt que dans une ville moyenne : «Aucun segment du marché n’est épargné par cet allongement des délais de vente», souligne SeLoger. Ainsi, dans les 50 plus grandes communes de France, il faut compter en moyenne 81 jours, soit six de plus qu’en février 2024, pour qu’un logement trouve preneur.
Les 10 plus grandes villes de France ne font pas exception à la règle, avec un allongement de cinq jours du délai de vente moyen, à 82 jours. Une moyenne qui masque des disparités notables. A Lyon, le délai de vente moyen est stable, à 79 jours, et il augmente de seulement trois jours à Bordeaux, pour atteindre 89 jours. En revanche, à Nice, une semaine supplémentaire est désormais nécessaire pour mener à bien une transaction, par rapport à février 2024. Les délais de vente s’allongent encore plus à Montpellier (+10 jours), Strasbourg (+11 jours) et Nantes (+16 jours). A Rennes et Lille, ils explosent carrément de 21 jours. Rennes, Montpellier et Nantes franchissent ainsi la barre des trois mois nécessaires pour concrétiser une vente immobilière, avec des délais respectifs de 93, 94 et 98 jours.
Des vendeurs dans l’attente du «printemps de l’immobilier»
A l’inverse, le délai de vente moyen a plongé de 17 jours à Toulouse. A tel point que c’est aujourd’hui dans la ville rose que les biens trouvent le plus rapidement preneur, avec un délai de vente moyen ramené à 67 jours, soit un de moins qu’à Strasbourg (68 jours). Autre ville où le délai de vente moyen se réduit, pas sur un an mais depuis trois mois : Paris. S’il atteint encore le niveau élevé de 76 jours, il a tout de même diminué de trois jours depuis le 1er décembre. A telle enseigne que la capitale arrive en tête des 11 villes où le délai de vente moyen est le plus court. «La reprise saisonnière du marché est traditionnellement plus précoce dans la capitale qu’ailleurs», explique SeLoger. Les trois mois de mars à mai concentrent le gros des achats annuels de logements en France mais ce «printemps de l’immobilier» est généralement plus précoce à Paris.
C’est justement la perspective de ces achats printaniers, qui devraient être soutenus cette année par la baisse des prix et des taux de crédit après deux ans de crise immobilière, qui «peut expliquer l’allongement des délais de vente, avance SeLoger. Les vendeurs préfèrent attendre de potentielles nouvelles offres d’achat plutôt que de se résigner à baisser leur prix» à nouveau.




















