Le rendez-vous initial était prévu place du palais Bourbon, juste devant les murs de l’Assemblée nationale. Finalement, les représentants de la plateforme Logement pour touTEs, qui réunit plusieurs dizaines d’associations de lutte contre le mal-logement, se sont réunis dans un petit café à proximité. Faute d’avoir pu manifester comme espéré devant le temple de la démocratie parlementaire, en ce temps pluvieux. “La préfecture de police nous l’a interdit”, lâche Jean-Baptiste Eyraud, le porte-parole de l'association Droit au logement. Dans le viseur de ce collectif : la très controversée loi dite de “protection des logements contre l’occupation illicite”, accusée entre autres de fragiliser les locataires menacés d’expulsion pour impayés de loyer. “Dans le contexte actuel, au lieu de protéger les locataires ou de trouver des solutions pour les 300.000 personnes sans domicile, on veut faciliter les expulsions. C’est extrêmement grave”, résume Élie Lambert, le porte-parole du syndicat Union syndicale Solidaires, qui s’est associé au mouvement.

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