Nouveau round. La loi dite “anti-squat”, dont le double objectif est de durcir les sanctions face à ce fléau mais aussi de réformer les procédures d’expulsions liées aux impayés de loyer, a été votée en ce mois de février par le Sénat. Les élus de la chambre haute ont retouché, via 13 amendements, la proposition de loi portée par les députés du groupe Renaissance Guillaume Kasbarian et Aurore Bergé, et votée en première lecture à l’Assemblée nationale le 2 décembre dernier. Et ce ne seront probablement pas les derniers ajustements du texte : celui-ci doit encore faire la navette dans les prochaines semaines à l’Assemblée nationale, puis à nouveau au Sénat.

Il faut dire que cette loi, très sensible, fait depuis sa présentation l’objet d’un vrai numéro d’équilibriste. Au début du mois de novembre, quelques jours après le dépôt du premier jet des députés Renaissance à l’Assemblée, un collectif d’associations publiait une tribune dans le journal Libération, dans laquelle il accusait l’exécutif de “durcir comme jamais” la pénalisation des locataires en difficulté et menacés d’expulsion. Et cela, dans un contexte d’accroissement inquiétant de la précarité en France, comme l’a démontré quelques semaines plus tard la Fondation Abbé Pierre dans son rapport annuel sur le mal-logement publié le 31 janvier.

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