
Jeudi 5 février, le ministre du Logement Vincent Jeanbrun l’a annoncé sur Cnews : MaPrimeRénov va être relancée, et cette fois-ci sans restriction de revenus, contrairement à septembre 2025. Cette aide lancée en 2020 pour aider les ménages dans la réalisation de travaux de rénovation énergétique a en effet été restreinte en septembre dernier, puis suspendue en janvier 2026 faute d’un budget annuel voté. Mais maintenant que le budget 2026 a été voté, cette aide est relancée pour courant février.
Cette relance se fait avec une petite particularité cette fois-ci : les dossiers privilégiés seront ceux de rénovations dites globales. Le problème, c’est qu’avec la restriction puis la suspension de cette aide ces derniers mois, 83 000 dossiers déposés en 2025 sont déjà en attente de traitement selon BFM.
Une demande sous tension
Concrètement, cette aide peut permettre de financer jusqu’à 90 % du montant des travaux de rénovation énergétique pour les ménages les plus modestes, dans la limite de 70 000 euros de travaux et à condition que les demandeurs soient propriétaires d’un logement datant de plus de 15 ans. Après une restriction à un seuil maximum de revenus annuels de 22 000 euros pour une personne seule, MaPrimeRénov concerne de nouveau tous les ménages qui respectent les conditions ci-dessus. Toutefois, l’aide sera dégressive.
En 2026, le budget de l’État alloué à MaPrimeRénov ne change pas et s’élève à 3,6 milliards d’euros, comme en 2025. Cette enveloppe devrait être encore moins lourde cette année, en raison de la participation plus importante des fournisseurs d’énergie qui va croître en 2026. Selon l’Agence nationale de l’habitat, en 2026, environ 150 000 projets de rénovations dites « par geste » devraient être financés par cette aide, et 120 000 projets de rénovations globales. Pour rappel, en janvier 2024, la France comptait toujours environ 5,8 millions de passoires thermiques selon le service de données et études statistiques du gouvernement.



















