
Il a rouvert fin février à la suite de l’adoption du budget de l’Etat : le guichet des aides à la rénovation énergétique, plus connu sous le nom de dispositif MaPrimeRénov’, a fait son retour avec une enveloppe de 3,6 milliards d’euros. L'Agence nationale de l’Habitat (Anah) veut ainsi financer 150 000 travaux isolés et 120 000 rénovations globales. Pour rappel, il permet aux propriétaires de réaliser des travaux pour améliorer la performance énergétique de leur logement et faire des économies sur leur consommation d’énergie.
Evidemment, pour y avoir droit, il faut respecter certains critères, les revenus du ménage étant soumis à un plafond. Mais ce n’est pas tout. Comme l’a appris 20 Minutes, dans le cadre de son plan d’électrification présenté ce jeudi 23 avril, et qui comprend 22 mesures, le gouvernement conditionne les aides du dispositif MaPrimeRénov’ à un élément clé : toutes les rénovations globales qui conserveraient une chaudière à gaz ne seront plus éligibles, et ce dès le 1er septembre prochain. En clair, en cas de chaudière fonctionnant avec une énergie fossile, il faudra la changer.
58% de la consommation d’énergie liée aux énergies fossiles
Pas vraiment étonnant comme mesure alors qu’il y a quelques jours, le gouvernement a encouragé l'installation de pompes à chaleur dans les logements. Le ministre de la Ville et du Logement, Vincent Jeanbrun, a d’ailleurs fixé un objectif d’un million d’ici à 2030. Ce jeudi, le ministre a souligné en marge de la présentation de ce plan que «seules 10% des rénovations d’ampleur conservaient jusqu’à présent un mode de chauffage fossile».
Les chaudières au gaz ne seront pas interdites, mais le gouvernement ne financera plus l’installation de tels équipements à l’avenir. A noter, rappelle Selectra, que L’Union Sociale pour l'Habitat a d'ailleurs pris l'engagement ferme de cesser l'installation de nouvelles chaudières à gaz dans les maisons individuelles de son parc. Car si le pétrole et le gaz coûtent chaque année 60 milliards d’euros à l’économie française, dans le même temps, les énergies fossiles représentent encore 58% de la consommation finale d’énergie.
D’ici 2030, l’objectif est de ramener cette part à 40%, et en 2050, l’électricité devrait même représenter plus de la moitié de la consommation énergétique. Bercy vise également 600 000 emplois en France dans les industries liées à l'électrification et 50 000 véhicules électriques neufs loués avec le leasing social en 2026. Depuis Marseille, le Premier ministre a aussi annoncé un projet de loi sur le logement. Il prévoit notamment le lancement d'une «troisième génération» de renouvellement urbain pour «la période 2030-2040».




















