
L’humoriste Nicolas Canteloup va devoir accepter l’édification d’un petit immeuble près de sa propriété à Maisons-Laffitte (Yvelines). Le 14 octobre 2024, le Conseil d’État a rejeté sa demande d’annulation du permis de construire, validant ainsi la décision du tribunal administratif de Versailles, a appris Actu.fr le 24 octobre. Selon nos confrères, le promoteur immobilier Etimmo avait obtenu l’autorisation d’édifier un immeuble collectif de trois logements, malgré les objections du célèbre imitateur.
En 2022, Nicolas Canteloup avait lancé un recours en tant que «voisin immédiat», affirmant que le projet d’immeuble surplomberait sa maison et ses installations équestres. Il dénonçait également une «fraude» de la part du promoteur, qui aurait, selon lui, dissimulé l’existence de boxes à chevaux mitoyens dans un périmètre classé. L’humoriste estimait aussi que la superficie du projet avait été volontairement sous-évaluée pour tromper l’administration.
Le promoteur pourra régulariser son projet en plantant un arbre
«Le projet prévoit, au niveau le plus élevé, la création d’au moins une ouverture en façade susceptible d’engendrer des vues sur la propriété du requérant, ce qui n’est pas sérieusement contesté en défense et [...] au regard des éléments relatifs à la nature, à l’importance et à la localisation du projet de construction […], M. Canteloup justifie d’un intérêt à agir contre l’arrêté attaqué», avait dans un premier temps estimé le tribunal administratif de Versailles dans son jugement du 9 février 2024.
Néanmoins, malgré ces arguments, le tribunal administratif de Versailles avait jugé que le projet ne nécessitait pas la présentation d’un nouveau dossier. Au final, le seul «vice» retenu par la cour versaillaise est celui lié à l’implantation des «arbres de hautes tiges» : le promoteur devait en implanter deux, et non pas un seul. Les juges ont donné cinq mois au promoteur pour obtenir un permis de construire modificatif auprès du maire de Maisons-Laffitte afin de «régulariser» ce vice.
Mécontent de cette décision, Nicolas Canteloup avait introduit un pourvoi devant le Conseil d’Etat, espérant obtenir l’annulation pure et simple du permis de construire. Mais aucun de ses arguments n’a été retenu par la plus haute juridiction administrative française. Le promoteur pourra donc régulariser son projet, en plantant notamment un deuxième arbre, comme le demandait la justice.



















