
Ils ont retrouvé l'espoir. L’annonce du gouvernement concernant l’extension du prêt à taux zéro (PTZ) pour l’achat de logements neufs a donné un nouvel élan à ceux qui avaient abandonné leur rêve de devenir propriétaires. Ce coup de pouce gouvernemental est perçu comme une opportunité pour de nombreux ménages, qui envisagent désormais l’achat ou la construction d’une maison neuve, malgré un contexte économique difficile, rapporte Le Parisien le 19 octobre.
Nos confrères du Parisien se font ainsi l'écho d'Anthony, un plaquiste de 27 ans, et de sa compagne, habitant à Montceau-les-Mines (Saône-et-Loire), qui explique comment cette mesure pourrait redonner vie à son projet immobilier. «Ça redonne de l’espoir», déclare-t-il. Avec des revenus de 3 500 euros par mois et un apport de 20 000 euros, le couple avait dû abandonner leur projet de maison individuelle de 90 m² faute d’un financement suffisant. Cependant, avec la possible réintroduction du PTZ, Anthony espère pouvoir convaincre sa banque et relancer son projet.
Un PTZ peut changer une vie
D’autres, comme Fouad, 35 ans, voient également dans cette mesure une chance de concrétiser leur rêve. Actuellement locataire d’un deux-pièces de 55 m² à Villiers-sur-Marne, Fouad paie 900 euros de loyer mensuel. Il préfère investir cette somme dans une maison neuve, mieux isolée et répondant aux normes actuelles. Cependant, la flambée des prix de l’immobilier en Île-de-France rend cette perspective difficile. Avec des terrains atteignant entre 160 000 et 180 000 euros, il envisageait de réduire la taille de sa maison de 130 à 90 m². «Un PTZ me permettrait d’emprunter 50 000 euros de plus», explique-t-il, ce qui lui donnerait la possibilité d’acheter un terrain plus proche de Paris tout en respectant son budget.
Pour Fouad et sa femme, le PTZ représente bien plus qu’un simple soutien financier. C’est une opportunité de rester à proximité des transports et de ne pas compromettre leur qualité de vie. Actuellement en recherche de terrains vers Arpajon, il exprime ses inquiétudes quant à la distance et le temps passé dans les transports si leur projet s’éloigne trop de la capitale. Comme de nombreux autres futurs propriétaires, le couple a mis son projet en attente jusqu’à début 2025, en espérant à la fois l’extension du PTZ et une éventuelle baisse des taux d’intérêt.


















