Votre loyer va peut-être légèrement augmenter en 2026. Mais bonne nouvelle, la hausse des loyers autorisée est plus faible qu’il y a quelques années. Si vous êtes locataire, votre propriétaire peut décider d’augmenter chaque année votre loyer, à la date anniversaire de la signature de votre bail. Pour cela, il doit se baser sur l’IRL (Indice de Référence des loyers), publié chaque trimestre par l’Insee. Pour ce premier trimestre 2026, celui-ci est fixé à 0,78%. Il est monté jusqu’à 3,5% en pleine crise de l’inflation en 2022 et 2023. Votre loyer risque donc d’augmenter cette année, mais pas plus de quelques euros.

Si la date anniversaire de votre bail tombe pendant ce premier trimestre, voici de combien il risque d’augmenter : de 6 à 8 euros par mois si votre loyer est à 600 euros, de 6 à 11 euros par mois s’il est de 800 euros, de 8 à 14 euros par mois s’il est de 1 000 euros, et de 10 à 18 euros par mois s’il est de 1 300 euros. Il est important de comprendre que cela ne concerne que le loyer, et non les charges. Celles-ci augmentent en fonction du prix du gaz ou de l’électricité. Même si vous les payez en même temps auprès de votre propriétaire, ce sont deux choses décorrélées.

Quelques exceptions

Votre propriétaire ne peut pas augmenter votre loyer plus que ce qui est prévu par l’IRL. Si c’est le cas, vous pouvez refuser cette augmentation ou contacter l’ADIL (Agence Départementale d’Information sur le Logement) de votre département. Ensuite, il faut que l’augmentation annuelle du loyer soit inscrite dans votre bail de location. Si ce n’est pas le cas, votre propriétaire ne peut pas augmenter votre loyer. Enfin, les passoires thermiques sont exemptées d’augmentations annuelles depuis 2022. Les logements dont le DPE (Diagnostic de Performance Énergétique) est de F ou G ne peuvent pas être augmentés tant que des travaux de rénovation énergétique ne sont pas réalisés.