Pas de grandes annonces, mais une mise au point sur quelques mesures de la réforme des retraites. À l’occasion d’une conférence de presse, Olivier Dussopt a récapitulé, ce jeudi 15 décembre, sur l’avancée des concertations avec les partenaires sociaux. S’il faudra attendre le 10 janvier pour connaître l’intégralité de la réforme, il a cependant déjà évoqué quelques pistes retenues. Sans surprise, le ministre du Travail n’a pas annoncé de décision sur la mesure d’âge qui pourrait être privilégiée.

S’il a martelé qu’il était nécessaire de “travailler plus longtemps pour assurer la pérennité financière du système”, il a présenté les deux pistes qui, selon les chiffres du ministère, permettent de remettre durablement le régime à l’équilibre : reporter l’âge légal à 65 ans ou s’arrêter à 64 ans, mais accélérer la réforme Touraine qui consiste à allonger la durée de cotisation d’un trimestre toutes les trois générations pour obtenir une retraite à taux plein. Aller plus vite voudrait dire faire évoluer ce nombre de trimestres à un toutes les générations. “Mais nous n’irons pas au-delà des 43 ans de cotisation pour accéder au taux plein”, a assuré le locataire de la rue de Grenelle.

Si l’âge de départ devrait évoluer, d’autres indicateurs resteront figés. Ainsi, les âges de départs anticipés pour les personnes en situation d’invalidité, inaptitude mais aussi pour les travailleurs de l’amiante et handicapés resteront identiques. Même principe retenu pour l’âge automatique d’annulation de la décote qui restera fixé à 67 ans. Pour le reste, tour d’horizon des principaux changements prévus.

Améliorer l’emploi des seniors

La question de l’emploi des seniors a ouvert le bal des concertations avec les syndicats et le patronat. Le ministre du Travail a évoqué la possibilité de discuter avec les partenaires sociaux, dans le cadre du régime d’assurance chômage, de la mise en place d’un bonus pour les entreprises pour inciter le retour à l’emploi des seniors au chômage. L'exécutif tient aussi à créer un index senior pour les entreprises de plus de 50 salariés, sur le même principe que celui pour l’égalité femmes hommes. Cet outil serait négocié dans le cadre des branches professionnelles. Des sanctions pourraient être prévues pour les sociétés qui ne publieraient pas cet index.

La suite est réservée aux abonnés
Abonnez-vous à Capital À partir de 1€ le premier mois
  • Accès à tous les articles réservés aux abonnés
  • Le magazine en version numérique
  • Sans engagement