Il faudra encore attendre pour connaître les premiers arbitrages du gouvernement sur la réforme des retraites. La synthèse présentée par le ministère du Travail, mardi 8 novembre, fait simplement état des échanges mais aucune décision claire et nette ne transparaît. “Il n’y a rien pour le moment, le gouvernement ne se dévoile pas”, souffle un syndicaliste. Alors que les partenaires sociaux sont conviés de nouveau au ministère pour discuter cette fois des inégalités du régime, des minimums de pensions et des régimes spéciaux, voici les principaux points qui sont ressortis du premier cycle de discussion.

Des mesures pour inciter financièrement les entreprises à embaucher des seniors

Sans surprise, les organisations patronales ont porté des propositions d’exonération de cotisations sociales ou d’aide à l’embauche pour inciter les entreprises à recruter des seniors. Mais les syndicats n’y sont pas favorables. L’idée d’une sanction en cas de licenciement a également été avancée. Mais pour le moment, le gouvernement ne semble pas vouloir se prononcer sur ces différentes pistes, qui “doivent encore être instruites afin de garantir la stabilité du marché du travail et ne pas fragiliser le financement de la Sécurité sociale”, peut-on lire dans le relevé de discussion du premier cycle des concertations sur la réforme des retraites.

En revanche, le ministère du Travail se montre favorable à une mesure qui tient au patronat : la mutualisation entre les entreprises du coût de la prise en charge des maladies professionnelles ou des inaptitudes ne résultant pas de l’employeur. Cette piste “sera approfondie cet automne”, selon le document de synthèse du ministère.

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Vers une refonte du dispositif de mise à la retraite ?

Le cabinet d’Olivier Dussopt, le ministre du Travail, a également souhaité ouvrir une réflexion sur le dispositif de mise à la retraite par l’employeur. Actuellement, en cas d’accord du salarié, ce dernier peut être mis à la retraite par son entreprise avant ses 70 ans s’il a atteint l’âge requis pour bénéficier automatiquement d’une retraite à taux plein. Au-delà de 70 ans, un salarié peut être mis d’office à la retraite par son employeur, sans son accord. Sans préciser si un consensus s’est dégagé sur le sujet, le ministère se contente d’indiquer qu’une organisation a évoqué la possibilité de réduire à 67 ans l’âge de la mise à la retraite d’office.

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