Quand elle lance Linnea Lund, sa marque de pulls en cachemire, il y a cinq ans, Charlotte Björklund sait qu’elle arrive sur un marché saturé et opaque. Engagée, la jeune femme d’origine suédoise, qui a passé plusieurs années à travailler auprès de la prévisionniste Li Edelkoort, connue pour ses propos critiques sur l’industrie de la mode, envisage un business model plus responsable. Elle décide de proposer un vestiaire raisonné de pièces en cachemire essentielles via un système hybride mêlant vente directe et précommande pour éviter la surproduction.

Situées en Mongolie-Intérieure, une région autonome de la Chine, où les hivers atteignent – 40 degrés - des températures indispensables pour l’obtention d’un poil le plus doux possible -, les chèvres sont brossées au printemps pour la récolte de leurs poils, qui serviront au cachemire qu’utilise Linnea Lund. Charlotte Björklund insiste sur ce nécessaire brossage, et non rasage, témoin du bon traitement de l’animal, mais qui limite forcément la récolte à 200 grammes de laine par chèvre, sachant qu’il faut 500 à 600 grammes pour faire un pull.

Le marché du cachemire se porte bien

Un projet à contre-courant ? De moins en moins. Fondé en 2019 par Edouard, Andrea et Alesia Leret, dont les parents travaillaient déjà dans le textile, la marque Leret Leret vise aussi plus de transparence. «Quand on a eu l’idée de ce projet, on s’est tous les trois rendus en Mongolie (pays de production privilégié de la laine cachemire, NDLR), on a passé du temps avec les bergers nomades et leurs troupeaux, on a dormi dans leurs yourtes et bu leur boisson à base de lait de yak», relate Edouard Leret. Une anecdote qui montre bien l’investissement de ces nouveaux acteurs.

La suite est réservée aux abonnés
Offre spéciale -30% avec le code HIVER26
  • Accès à tous nos articles pour comprendre l’économie
  • Des conseils pratiques et solutions concrètes pour gérer vos finances
  • Lecture immersive, publicité limitée
  • Sans engagement