Selon Le Progrès, une femme octogénaire a eu un jour une très mauvaise surprise en rentrant de l’hôpital, après une opération. En juin 2025, à Lyon, celle-ci a emprunté un taxi après son hospitalisation, en faisant appel aux services d’une société de taxi. Un trajet de 7 km, remboursé par la Sécurité sociale. Mais le montant facturé était très loin du montant attendu pour ce type de course. En effet, la société de taxi a facturé plus de 750 euros la course.

Un montant gargantuesque pour une course en ville. La retraitée s’est donc tournée vers son avocate. Et la réponse était sur la facture : l’hôpital a fait une erreur d’adresse sur le bon de transport, en indiquant l’adresse du domicile de la patiente à Marseille, alors qu’elle séjournait chez sa petite-fille à Lyon.

Une erreur profitable

Concernant cette erreur, que la patiente avait remarquée en amont, le secrétariat de l’hôpital lui avait assuré que «le taxi rectifierait». Mais la rectification n’a pas été faite, et la société de taxi a tiré parti de cette erreur d’adresse. Pourtant, le chauffeur du taxi avait lui-même assuré qu’il allait bien corriger l’erreur, en lui assurant qu’il était inutile de s’inquiéter.

Quelques jours plus tard, la patiente a découvert sur son compte Ameli que «le trajet avait été facturé 756,79 euros à la Sécurité sociale». De son côté, la société de VTC affirme que le responsable de cette erreur est bien l’hôpital et non l’entreprise, et assure qu’il ne s’agit pas là d’une escroquerie. Une version qui ne convainc pas totalement la famille, d’autant que la correction annoncée par le chauffeur n’a jamais été effectuée. À la suite de ce litige, la CPAM du Rhône va étudier l’erreur et la responsabilité des parties.