C’est le retour de la promesse de l’allocation unique, pour Sébastien Lecornu. Selon Les Échos, le Premier ministre a remis sur la table cette annonce de la création de cette allocation sociale unique, présentée comme une priorité pour le gouvernement. Avec cette initiative, l’exécutif vise à faciliter l’accès aux droits sociaux, mais pas seulement. L’objectif est aussi de revaloriser le travail, en garantissant que les revenus du travail restent toujours supérieurs à ceux issus de la solidarité.

L’intitulé de cette promesse peut être trompeur : il ne s’agit pas ici de fusionner l’ensemble des prestations existantes en une seule. Les experts évoquent plutôt une «allocation de solidarité unifiée», qui doit aider à rapprocher les règles mais aussi les modes de calcul des principales aides, sans toutefois les supprimer.

Un chantier de long terme

Si le chantier doit courir sur le long terme, selon Les Échos, le gouvernement veut déposer un projet de loi «cadre» court et resserré, pour limiter les possibilités de division à l’Assemblée. Ensuite, la plus grande majorité de la réforme passerait par la voie réglementaire. Objectif : mettre en œuvre cette réforme d’ici 2030, en raison de la lourdeur des chantiers informatiques et administratifs à conduire.

Plus concrètement, le gouvernement souhaite harmoniser le mode de calcul du RSA, de la prime d’activité et des aides au logement, en rapprochant les définitions des ressources et des foyers prises en compte. Dans ce projet d’allocation sociale unique, la création d’un compte social unique, accessible via un nouveau service en ligne est un autre pilier qui devrait être mis en place idéalement en 2027. Il permettrait à chaque usager d’avoir une vision globale de ses droits, de ses prestations et de ses ressources, en permettant notamment de simuler l’impact d’une reprise d’emploi sur le niveau d’aides perçues. Pour le gouvernement, cet outil serait une clé pour lever les craintes des allocataires quant aux effets d’un retour au travail sur leurs prestations.