Du temps pour s’occuper de son contrat, un minimum d’attrait pour les questions d’argent et des connaissances spécifiques pour comprendre le fonctionnement des marchés financiers : ces trois conditions sont nécessaires pour se comporter, sinon en pro, du moins en assuré responsable. Elles ne sont pas toujours remplies. Avec les fonds «profilés», disponibles chez de nombreux établissements réputés, notamment des courtiers (Altaprofits, Assurancevie.com, Linxea…) et des banques en ligne (Monabanq, BoursoBank, Fortuneo…), le souscripteur se met d’accord avec son conseiller sur ce qu’il veut faire de son épargne. Son niveau de risque défini, il n’a ensuite plus aucune initiative à prendre.

Un système encore plus simple que les options d’arbitrages automatiques, puisque l’épargnant n’a pas à sélectionner lui-même ses fonds. Ce type de gestion n’est toutefois profitable que si l’on dispose d’un horizon de placement assez éloigné, entre trois et dix ans selon la proportion d’actions intégrée dans le fonds. En effet, celle-ci étant fixée une fois pour toutes, le gérant n’évitera pas plus les petites secousses du marché que les bourrasques dévastatrices, comme celle que l’on a connue ­en 2022. Avec un fonds profilé, on part donc sur du moyen-long terme, de quoi donner le temps au gérant de se refaire

Le principe de la gestion profilée

En gestion profilée, c’est au souscripteur de déterminer, avec l’aide de son conseiller, le niveau de risque qu’il souhaite prendre. Un choix important car, à chaque type d’épargnant, rangé dans la catégorie «prudente», «équilibrée», «dynamique» ou «offensive» selon les cas, correspond une répartition très différente entre les supports d’investissement (obligataires, actions, immobilier…).

Cette répartition est opérée par le conseiller, qui sélectionne alors le fonds adéquat (souvent un fonds composé lui-même de plusieurs autres fonds), de manière à obtenir le dosage entre risque et sécurité qui colle au plus près des objectifs de l’assuré. Celui-ci n’a donc plus à intervenir, ni pour les décisions stratégiques (actions ou obligations?), ni pour les détails de gestion (marché américain, asiatique ou européen ?). La composition du portefeuille et son évolution lui échappent totalement.

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