Une simple case à cocher. Voilà comment ce geste peut «littéralement vous sauver la mise» assure Célia Pétrissans, experte comptable, sur son compte TikTok. Alors que chaque année, environ «un million de contrôles fiscaux sont déclenchés» rappelle cette dernière, ceux-ci ne concernent pas que les fraudeurs : «Un oubli ou une erreur de bonne foi peut coûter cher». En l'occurrence, «un redressement auquel il faut ajouter des pénalités pouvant aller jusqu'à 80%» précise Célia Pétrissans.

L’administration fiscale préremplit votre déclaration à partir d’informations reçues de divers organismes. Mais ces données sont parfois inexactes ou incomplètes. Dès que vous corrigez un montant — un don, un rachat de trimestre pour la retraite, des revenus fonciers — vous vous exposez potentiellement à un contrôle. C'est là que la fameuse case entre en jeu : la mention expresse. En la cochant, vous expliquez noir sur blanc la modification apportée.

Le contribuable a le droit de se tromper

Une transparence qui peut faire office de bouclier : si vérification il y a, vous avez déjà signalé l’irrégularité ou le doute. Résultat ? Un risque de contrôle réduit. «Et en cas de contrôle, si vous avez expliqué a minima votre situation ou s'il y avait un risque, vous évitez les pénalités de redressement concernant la mauvaise foi» conclut Célia Pétrissans. En résumé, le contribuable a le droit de se tromper et de ne pas écoper d'intérêts de retard à condition qu'il ait alerté les services fiscaux sur les doutes qu'il peut avoir. Un réflexe simple, mais qui peut vous éviter bien des tracas.