Parce que cette pratique peut se révéler très agaçante pour de nombreux riverains, Toulouse a décidé de sévir. La municipalité distribue des amendes aux passants qui ne ramasseraient pas les déjections de leur chien laissées sur la voie publique pendant une balade. Interrogé par La Dépêche, Nicolas Misiak, conseiller municipal délégué à la propreté, a évoqué une nouvelle sanction oscillant «entre 135 et 450 euros d’amende».

«Vingt-cinq agents patrouillent quotidiennement et effectuent soit un travail de sensibilisation, soit des verbalisations», a-t-il indiqué. La ville a également augmenté le nombre de distributeurs de sacs à disposition des habitants. Près de 800 installations de ce type sont désormais accessibles dans les rues de Toulouse. Les caniparcs sont aussi de plus en plus nombreux. Pour nettoyer la voirie, «750 agents et des balayeuses» sont aussi déployés.

Un propriétaire sur deux ramasse la déjection de son chien

Avec son budget propreté de 45 millions d’euros, la ville souhaite faire adopter les bons réflexes à ses résidents et diminuer la quantité d’excréments ramassés chaque année, estimée à cinq tonnes. Selon un sondage cité par Nicolas Misiak, «47% des propriétaires ramassent avec leurs propres moyens» les déjections de leur animal de compagnie, et «41% utilisent les sacs mis à disposition dans la rue».

La municipalité a déjà verbalisé plus de 5 000 personnes en 2024 pour des incivilités telles que des jets de mégots, des déjections non ramassées mais aussi des affichages sauvages. «Ramasser et un acte de civisme et de bien vivre ensemble», a-t-il déclaré à nos confrères. Nicolas Misiak a également annoncé l’installation prochaine d’écriteaux à côté des déjections pour indiquer leur présence et renforcer la sensibilisation des usagers.