Englué dans sa réforme des retraites, le gouvernement paraît dans l’impasse. L’adoption du texte, sans vote, au Parlement, loin de calmer la contestation, semble lui avoir donné un second souffle. Et ce jeudi 23 mars signe la neuvième journée de mobilisation interprofessionnelle, organisée par les forces syndicales. Pour tenter de sortir de l’ornière, l’exécutif phosphore sec et veut envoyer des signaux positifs aux “classes moyennes qui travaillent”.

Premier exemple de cette nouvelle stratégie, l’annonce surprise par le ministre des Comptes publics, Gabriel Attal, d’une revalorisation de 5,4% du barème des frais kilométriques pour l’imposition des revenus 2022. Le barème avait déjà été revalorisé de 10% l’année précédente. Une annonce ministérielle non dénuée d’arrières-pensées politiques à quelques jours seulement de l’ouverture de la déclaration de revenus.

Cette revalorisation du barème va, à n’en pas douter, satisfaire les salariés “gros rouleurs”. Car, pour rappel, au moment de la déclaration de revenus, les salariés ont deux options : bénéficier de l’abattement forfaitaire de 10% de l’administration fiscale, censé couvrir leurs frais professionnels, ou choisir de déclarer leurs frais “au réel”. Un choix qui peut s’avérer financièrement avantageux concernant l’impôt sur le revenu, notamment pour les salariés qui parcourent beaucoup de kilomètres pendant l’année. Et pour plus de simplicité lors de la déclaration de revenus, les salariés peuvent utiliser un barème des frais kilométriques, mis à disposition par l’administration fiscale.

La suite est réservée aux abonnés
Abonnez-vous à Capital Profitez de -40% sur votre abonnement annuel standard
  • Accès à tous les articles réservés aux abonnés
  • Le magazine en version numérique
  • Sans engagement