
C’est un tournant qui pourrait bien vous coûter très cher. Ces quinze dernières années, les fournisseurs d’électricité proposaient des tarifs protégés à l’aide d’un dispositif, appelé l’Accès régulé à l’électricité nucléaire historique (Arenh). Pour EDF, ce dispositif l’obligeait à vendre à des prix très réduits un quart ou un tiers de l’électricité produite par ses réacteurs nucléaires, à l’ensemble des fournisseurs d’électricité.
Cette ristourne, qui fixait le prix de cette électricité à 42 euros le mégawattheure, avait été mise en place pour limiter l’avantage historique d’EDF, qui exploite le parc nucléaire depuis son ouverture dans les années 1970. Ce dispositif permettait donc de protéger les autres fournisseurs, puisqu’ils pouvaient ainsi proposer des offres plus attractives.
Un bouclier tarifaire qui disparaît
Mais cette possibilité touche à sa fin, selon Le Parisien. Depuis plusieurs années, EDF faisait pression pour faire cesser l’Arenh, qui aurait été lourde financièrement. Toutefois, cette terminaison n’est pas le fruit d’une décision gouvernementale, puisqu’elle était planifiée à cette date par les textes qui ont installé ce dispositif. Mais cette décision aura de nombreuses conséquences pour les consommateurs, en premier lieu sur les factures.
Si l’Arenh avait été reconduite en 2026, en prenant en compte les augmentations des prix de l’électricité, le Tarif réglementé de vente, ou tarif bleu d’EDF, aurait pu baisser de 9 %. Mais à partir du 1er janvier, les consommateurs seront exposés à toutes les variations de prix. Et dans le cas d’une augmentation, l’Arenh n’existera donc plus pour faire tampon au bénéfice des consommateurs. Pour remédier à cette potentielle flambée des prix, les pouvoirs publics souhaitent mettre en place un nouveau dispositif, le Versement nucléaire universel, qui serait alors une protection contre les fluctuations des prix.


















