
Chaque année, la Direction générale des finances publiques (DGFiP) publie des statistiques sur les impôts des contribuables français. Selon ces données, l’impôt net moyen par foyer fiscal dans l’Hexagone s’élève en 2025 (calculé sur les revenus 2024) à environ 2 203 euros. Ce chiffre est obtenu en rapportant le produit total de l’impôt sur le revenu au nombre de foyers fiscaux. Toutefois, seuls 47% des foyers s’en acquittent effectivement, ce qui porte la moyenne à près de 4 700 euros pour les foyers imposés, souligne RMC.
Au-delà des moyennes nationales, les données fiscales permettent d’affiner l’analyse à l’échelle locale. Certaines communes se distinguent par des niveaux d’imposition particulièrement élevés, constate MoneyVox. Sans surprise, le haut du classement est dominé par les arrondissements les plus aisés de la capitale. Le 7e arrondissement de Paris arrive en tête, avec un impôt moyen dépassant 40 000 euros par foyer. Il est suivi de Neuilly-sur-Seine (29 174 euros d’impôt moyen), puis des 6e et 8e arrondissements parisiens, où les montants moyens atteignent respectivement 25 643 euros et 24 758 euros.
Des communes rurales aux impôts étonnamment élevés
Plus étonnant, certaines petites communes rurales apparaissent également dans le haut du classement. C’est le cas de Victot-en-Auge, dans le Calvados, où l’impôt moyen dépasse 24 600 euros alors que le village compte seulement 94 foyers fiscaux. Des niveaux élevés que les experts attribuent souvent à la présence de quelques foyers particulièrement aisés, capables de tirer les moyennes vers le haut dans des villages de taille réduite. D’autres communes comme Villars-et-Villenotte en Côte-d’Or, Urville dans l’Aube ou encore Macogny dans l’Aisne affichent également des niveaux d’imposition élevés rapportés au nombre d’habitants.
A l’opposé, certains départements affichent des niveaux d’imposition très faibles. L’Ariège et la Creuse figurent parmi les zones les moins imposées de France métropolitaine, avec moins de 1 000 euros d’impôt moyen par foyer. Des niveaux toutefois supérieurs à ceux observés à Mayotte, où la moyenne s’établit à 610 euros.



















