Au printemps 2019, Emmanuel Macron a tranché : le chef de l’État a choisi de baisser l’impôt sur le revenu (IR) pour les ménages de la classe moyenne. Conséquence, dès le 1er janvier 2020, les familles ont vu leur facture fiscale fondre de 300 euros environ. Cette décision, imprévue, a été dictée par la survenue du mouvement des Gilets jaunes. Il fallait calmer la grogne sociale, et réformer l’impôt sur le revenu était un choix politique fort. Car cet impôt, maintes fois remanié depuis son instauration en 1914, concentre toujours autant de critiques : la gauche déplore son manque de progressivité et le grand nombre de niches fiscales qui le rendent inefficace ; la droite rêve depuis belle lurette de diminuer drastiquement son poids, mais sans jamais y parvenir.

Ce n’est donc pas une surprise que cette “passion française” autour de l’impôt sur le revenu - dont le rendement fiscal s’élève à environ 80 milliards d’euros par an - s’exprime à nouveau à l’occasion de la campagne présidentielle. Même s’il faut reconnaître que ce sujet a été éclipsé, jusqu’à présent, par le débat autour des impôts sur le patrimoine, en particulier des droits de succession. Néanmoins, en lisant les programmes des candidats à l’Élysée, on s’aperçoit que la gauche (La France Insoumise et Europe-Écologie-Les-Verts) milite toujours pour rendre l’impôt sur le revenu beaucoup plus progressif qu’aujourd’hui. À l’inverse, la candidate du Rassemblement national, Marine Le Pen, propose une mesure inédite : exonérer les moins de 30 ans du paiement de l’IR. Une idée qui pose question quant à sa constitutionnalité. Capital fait le point sur les projets des candidats.

La suite est réservée aux abonnés
Abonnez-vous à Capital Profitez de -40% sur votre abonnement annuel standard
  • Accès à tous les articles réservés aux abonnés
  • Le magazine en version numérique
  • Sans engagement