
La «flat tax», ou prélèvement forfaitaire unique (PFU), est un impôt simplifié appliqué aux revenus du capital qui a été instauré en 2018. Il s'élève à 30 %, réparti entre 12,8 % d'impôt sur le revenu et 17,2 % de prélèvements sociaux, et s'applique indépendamment de votre tranche d'imposition ou de votre revenu fiscal de référence. Le PFU concerne tous les revenus de placement : intérêts des livrets bancaires, des comptes à terme, des comptes et plans épargne-logement, des obligations, dividendes, plus-values de cessions de valeurs mobilières... En revanche, la flat tax ne concerne pas les revenus fonciers, ni le Livret A, le LDDS, le Livret Jeune, le Livret d'épargne populaire, et le plan d'épargne Avenir Climat.
Cette taxe avait été voulue par Emmanuel Macron pour simplifier la fiscalité de l'épargne et la rendre plus attractive. Mais selon Politico, relayé par Les Échos, Bercy envisagerait de porter son taux à 36 %. Le projet, qui avait déjà ressurgi lors des débats budgétaires de 2025 avec une tentative avortée de hausse à 33 %, pourrait cette fois figurer dans le projet de loi de finances 2026.
Une piste budgétaire dans un contexte de «justice fiscale»
Avec cette mesure, Sébastien Lecornu souhaiterait répondre à la demande de «justice fiscale» exigée par les syndicats et les partis de gauche. «Faut-il encore augmenter les impôts globalement ? Je ne le veux pas. Est-ce qu'en revanche la répartition de la charge au sein des impôts actuels doit évoluer ? De toute évidence, oui», a déclaré le Premier ministre dans Le Parisien. «Je ferai une proposition de budget dans laquelle certains impôts augmenteront, mais d'autres diminueront». Pour l'instant, Matignon se montre prudent : «Rien n'est arbitré», précisent ses services. Mais le gouvernement aurait déjà sondé des «interlocuteurs du monde économique» sur cette hypothèse d'un passage à 36 %.
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