Du côté obligataire, même si les rendements reculent dans le sillage de la baisse des taux directeurs, ils restent élevés, surtout pour le segment dit «high yield» («haut rendement»). «On retrouve une complémentarité entre actions et obligations, qui évoluent de nouveau de manière différente en cas de stress, ce qui permet de lisser la volatilité d’un portefeuille», reprend Olivier de Parcevaux, expert obligataire high yield chez Corum Butler. Les obligations, moins risquées, peuvent à nouveau jouer leur rôle d’amortisseur. Aussi, selon votre goût du risque, les fonds d’investissement actions, obligataires, ou même, plus rassurants, ceux qui mixent les deux, comme les fonds patrimoniaux ou flexibles, paraissent bien orientés.

Fonds obligataires Europe

Performances 2024 : +7,73%* sur le segment «investment grade» et +10,48 %** sur le high yield

Risque : de faible à élevé

Durée : de 2 à 7 ans

Le rendement devrait baisser en 2025

La Banque centrale européenne (BCE) a remonté ses taux directeurs pour mettre l’inflation à genoux. Maintenant qu’elle y est parvenue (la cible des 2% d’inflation est atteinte en France et en Europe), elle fait le mouvement inverse et baisse ses taux. Cela impacte directement les placements monétaires, dont la performance chute d’autant, mais aussi, dans une moindre mesure, les placements obligataires. Après les sommets historiques atteints lors du pic des taux directeurs de la BCE, l’année dernière, les rendements obligataires ont donc entamé depuis septembre leur décrue, qui devrait se prolonger jusqu’à l’été 2025. Un nouveau cycle pas si défavorable qu’il semble pour les obligations.

«Malgré des coupons plus faibles, le contexte reste favorable. Et si jamais les taux baissent encore, les prix des obligations devraient automatiquement se renchérir», explique Geoffroy Lenoir, codirecteur des gestions OPC chez Ofi Invest Asset Management. Les obligations ont en effet deux moteurs de performances: le premier et le plus important, c’est le coupon et donc le taux de rendement récurrent affiché à l’achat, qui reste de très bon niveau; le second, c’est le prix de l’obligation, qui s’apprécie en période de baisse des taux (une obligation mieux rémunérée a plus de valeur qu’une obligation qui l’est moins quand les taux baissent).

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