
Un jour férié mais pas forcément non travaillé. Cette année, le lundi de Pentecôte est une journée de solidarité. Celle-ci a été instaurée en 2004 pour financer des actions en faveur de l’autonomie des personnes âgées ou handicapées. L’employeur doit ainsi verser à l’Etat la «contribution solidarité autonomie», énonce Actu.fr. Cette journée de solidarité est, en réalité, une journée supplémentaire de travail non rémunérée, et peut être accomplie pendant un jour férié qui était précédemment chômé autre que le 1er mai, c’est le cas du lundi de Pentecôte.
Si cette journée est non rémunérée, cela ne veut pas dire que votre salaire de juin sera inférieur aux autres mois de l’année. Ces sept heures de travail supplémentaires données à l’entreprise, puis redonnées à l’Etat, sont lissées sur l’année. Ainsi, si vous êtes dans ce cas, vous ne vous rendez pas compte que vous êtes moins payé pour cette journée de travail gratuite en juin car vous travaillez juste sept heures de plus dans l’année mais vous ne perdez rien en salaire. Soyez rassuré, si vous êtes à pied d’oeuvre aujourd’hui, votre salaire ne sera pas amputé d’une journée.
Certaines entreprises peuvent faire cadeau de cette journée à leurs salariés
Cette journée de solidarité peut également être accomplie en supprimant une journée de RTT, ou selon toute autre modalité permettant le travail de sept heures précédemment non travaillées (comme travailler un samedi, par exemple). C’est l’entreprise qui doit effectuer ce choix. Mais certaines d’entre elles peuvent décider de faire cadeau de cette journée à leurs salariés, qui n’ont donc pas l’obligation de travailler, ni de poser un jour.
Actu.fr cite ainsi son propre exemple. L’entreprise a opté pour ce lundi de Pentecôte comme journée de solidarité. C’est pourquoi les journalistes travaillent normalement aujourd’hui, pour nécessité de service. Au contraire, au sein des services administratifs, les employés doivent poser un jour de RTT ou de CP obligatoirement ce jour-là.


















