Jamais, sans doute, le placement préféré des Français ne les aura autant appauvris. En 2021, la rémunération du Livret A, fixée à 0,5%, ne les a en effet aucunement protégés de l’inflation, en rebond de 2% sur un an. Pour ne rien arranger, les épargnants ont, en parallèle, abondamment cotisé sur ce livret, ainsi que son clone, le Livret de développement durable et solidaire (LDDS), en y déposant 20 milliards d’euros supplémentaires entre janvier et novembre 2021. « Peu importe le rendement, ce sont la sécurité des fonds, leur liquidité et l’absence de fiscalité qui priment dans leur esprit », explique Philippe Crevel, directeur du Cercle de l’épargne.

Et malgré un léger surcroît de rémunération acté au 1er février 2022, mieux vaudra ne laisser sur ces produits que votre épargne de précaution, l’équivalent de deux mois de salaire. Et explorer pour le reste d’autres pistes, qui nécessitent d’immobiliser le capital en compte. Soit durant un an, au minimum, avec les parts sociales de banques mutualistes. Soit jusqu’à la clôture du produit, comme avec les anciens plans d’épargne logement (PEL).

Livret A et LDDS

  • Rendement : 1 % (au 1er février 2022)
  • Perte potentielle : aucune
  • Durée de détention : 15 jours minimum

Le 1er février prochain, la rémunération du Livret A et du Livret de développement durable et solidaire (LDDS) passera de 0,50% à 1%. Une revalorisation de 0,5 point qui, si elle s’était limitée à celle prévue dans la formule de calcul, aurait dû se limiter à 0,3 point. Mais Bercy, en accord avec la Banque de France, a décidé, vendredi 14 janvier, d’accorder un léger coup de pouce au taux de ces produits d’épargne défiscalisée. Un geste bienvenu à moins de trois mois du premier tour de l’élection présidentielle. Cette décision ne suffira certes pas à protéger les épargnants du regain d’inflation (2,8% sur un an en décembre 2021), mais dopera à coup sûr, l’encours moyen déposé sur le Livret A, déjà passé de 5.100 à 5.500 euros entre 2019 et 2020, selon l’Observatoire de l’épargne réglementée.

La même tendance est à prévoir du côté du LDDS, où ce sont désormais 5.000 euros, en moyenne, qui fructifient, contre 4.600 euros en 2019. Et ce, alors même que, depuis le 1er octobre 2020, il est possible de consentir un don à une association, parmi un choix d’au moins 10, directement depuis ce livret. La Société générale, par exemple, compte 30 associations partenaires, qui se sont partagé 130.000 euros sur les sept premiers mois de 2021.

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