Voilà une nouveauté concernant la fiscalité des plans épargne retraite pour 2026, qui arrive avec le budget 2026. C’est officiel : le délai de report de la déduction des versements réalisés sur un plan épargne retraite (PER) augmente de trois à cinq ans, selon une évolution de l’article 163 quatervicies du code général des impôts. Cette évolution a aussi été confirmée par la Direction générale des finances publiques, qui confirme aussi l’interprétation de la direction de la législation fiscale, selon Moneyvox.

Sur le papier, cette modification devait permettre plus de souplesse pour les épargnants. Mais concrètement, cela ne change pas le principe du PER : il est toujours possible de déduire les sommes versées de ses revenus imposables d’une année N, mais cette possibilité est plafonnée. En réalité, il est possible de déduire 10 % de ses revenus annuels, avec un plafond maximal de 37 680 euros en 2026. Et si ce plafond n’est pas écoulé, il est désormais possible de le déporter sur les années suivantes. Prudence, car «il ne s’agit pas d’un élargissement rétroactif», mais bien d’un «allongement du report futur» selon le directeur de l’Ingénierie Patrimoniale du groupe Astoria, Benoît Berchebru.

Un avantage progressif, pas immédiat

Cette évolution se fera progressivement. En effet, vos versements effectués en 2025 suivront toujours les anciennes règles de report sur trois ans seulement, jusqu’en 2028. Les nouvelles règles ne concerneront donc que les versements de 2026. Une personne épargnante n’ayant pas utilisé son plafond en 2026 pourra donc l’utiliser jusqu’en 2031.

Le PER reste donc intéressant, mais désormais plus intéressant sur un temps long. «L’effet concret de la mesure ne se fera sentir… que dans plusieurs années», explique Benoît Berchebru.