
Le Plan d’épargne retraite a désormais trouvé sa place à côté de l’assurance vie dans le cœur (et le portefeuille) des épargnants. Fin 2025, la France comptait 7,9 millions de PER assurantiels, soit un million de contrats supplémentaires en un an, d’après France Assureurs. En ajoutant les PER d’entreprise collectifs ou obligatoires, on dénombre plus de 12,4 millions de plans ouverts pour un encours de 136 milliards d’euros à mi-2025.
Pourtant, malgré son succès, le PER n’a pas échappé à de petits ajustements. Voici deux bonnes nouvelles et deux moins bonnes à retenir pour les détenteurs de PER en 2026.
Des plafonds de déduction en hausse
Commençons par les deux bonnes nouvelles. D’abord, si vous optez pour la déduction fiscale, vous pourrez déduire davantage de vos revenus, comme chaque année. Pour les indépendants, dont le plafond déductible se calcule à partir du Plafond annuel de la Sécurité Sociale (PASS) de l’année en cours, la revalorisation de 2 % au 1er janvier 2026, à 48 060 euros, leur profite immédiatement : leur plafond maximal de déduction passe ainsi à 88 911 euros.
Pour les autres contribuables - les actifs dont les revenus sont inférieurs au PASS ainsi que les personnes sans activité, au foyer ou retraitées -, le calcul se fait sur le PASS de l’année précédente. Le plafond minimal de déduction, qui correspond à 10% de ce montant, passe donc à 4 710 euros, contre 4 636 euros l’an dernier.
Autre amélioration : les plafonds de déduction non utilisés pourront désormais être reportés sur cinq ans, au lieu de trois auparavant. Concrètement, si vous n’avez pas encore ouvert de PER ou si vous n’avez pas utilisé vos plafonds passés, vous pourrez cumuler jusqu’à cinq années de droits à déduction. Cette mesure, votée dans le cadre du budget 2026, permet de réaliser ponctuellement des versements plus élevés tout en bénéficiant d’une déduction fiscale renforcée.
Vous pourrez consulter vos plafonds disponibles directement sur votre prochaine déclaration de revenus au printemps.
Après 70 ans, fin de la carotte fiscale
Passons aux moins bonnes nouvelles. Une autre mesure du budget 2026 limite désormais la défiscalisation pour les seniors : à partir de 70 ans, les versements sur un PER ne donnent plus droit à déduction fiscale. Autrement dit, pour ceux qui conservent leur plan, les sommes versées après cet âge seront traitées comme des versements non déductibles. L’objectif ? Éviter les stratégies d’optimisation jugées éloignées de la vocation première du PER : se constituer une épargne pour la retraite.
Autre coup dur, qui touche cette fois tous les épargnants : les prélèvements sociaux sur les gains à la sortie passent de 17,2% à 18,6% (en plus de l’impôt sur le revenu). Contrairement à l’assurance vie, le PER n’a en effet pas échappé à la hausse de la CSG de 1,4 point votée dans le budget de la Sécurité sociale pour 2026 pour les revenus des placements.
Cette augmentation s’applique à tous les cas de figure, que vous débloquiez votre PER en capital (en une fois ou fractionné) ou sous forme de rente, et que vos versements aient été déduits ou non à l’entrée. Autant de petits coups de rabots qui invitent à recalculer l’intérêt comparé du PER face à l’assurance vie pour préparer sa retraite.
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