
Une fois n’est pas coutume, le Smic va connaître une augmentation à partir du 1er juin. Déjà revalorisé le 1er janvier à hauteur de 1,18%, le salaire minimum va bondir de 2,41% le 1er juin 2026, indique le site info.gouv.fr. La raison : une inflation importante qui a dépassé les 2% en France. Ainsi, le Smic horaire brut sera fixé à 12,31 euros contre 12,02 euros actuellement, le Smic mensuel brut d’un temps plein atteindra 1 867,02 euros contre 1 823,03 euros actuellement, soit une hausse de 43,99 euros brut par mois. En salaire net, le salaire minimum net augmentera de 34,82 euros pour s’élever à 1 477,93 euros par mois, contre 1 443,11 euros aujourd'hui.
Selon les données du ministère du Travail, 2,2 millions de salariés sont rémunérés au Smic. Une deuxième bonne nouvelle va réconforter les ménages. Le prix de référence du gaz baissera de 4,8% en juin pour les six millions de ménages ayant souscrit une offre de fournisseur indexée sur ce tarif, selon les informations de MoneyVox. Ce qui représente environ 60% des abonnés résidentiels au gaz. Cette diminution entraîne 1,26 euros en moyenne sur la facture de gaz. Toutefois, le prix de référence est toujours supérieur de 10% par rapport à avril, notamment à cause de la flambée des cours du pétrole et du gaz liée à la guerre au Moyen-Orient.
La prime carburant versée dans un délai de 10 jours après la demande
Ce conflit impacte d’ailleurs les prix à la pompe qui ont flambé. Pour aider les ménages modestes qui dépendent de leur véhicule pour travailler, la prime carburant sera distribuée au mois de juin. Versée sous conditions de ressources, cette indemnité forfaitaire de 100 euros ne pourra être accordée qu'une seule fois pour un même véhicule. Dès le 27 mai, vous pouvez la demander sur le site impots.gouv.fr. Ensuite, l'aide sera versée sur le compte bancaire du bénéficiaire dans un délai d'environ dix jours. Si vous souhaitez connaître votre éligibilité, un simulateur a été mis en place sur le site des impôts.
Une ordonnance du 5 janvier 2025 renforce, à partir de ce mois de juin, la protection des consommateurs lors de la souscription de services financiers. Selon MoneyVox, les entreprises doivent désormais fournir gratuitement, avant toute signature, l’ensemble des explications nécessaires concernant les contrats proposés : informations sur le professionnel et les produits, modalités du droit de rétractation, possibilités de réclamation, prix total dû incluant toutes les commissions, charges et taxes, ainsi que les conséquences en cas de défaut ou de retard de paiement.
Des informations lisibles pour les consommateurs
D’après service-public.fr, ces informations doivent être présentées de façon lisible, compréhensible et clairement identifiée comme commerciale, tout en restant accessibles aux personnes en situation de handicap. Pour les contrats conclus à distance via une interface en ligne, l’ordonnance impose un accès simple, direct et permanent au droit de rétractation, gratuitement et avant l'expiration du délai légal. Elle interdit aussi toute conception d’interface visant à tromper ou manipuler les consommateurs, ou susceptibles d’entraver significativement leur capacité à prendre une décision éclairée.
Sont notamment visées les stratégies consistant à influencer subtilement le choix du consommateur, à lui demander de manière répétée une décision déjà prise ou à rendre la procédure de désinscription plus complexe que celle d’inscription. Parallèlement, la Caisse d'Epargne Bourgogne Franche-Comté rend gratuite, à partir du 1er juin, son offre groupée «Initial + Visa Classic» pour les jeunes. Jusqu’ici facturée trois euros par mois pour les 18 à 25 ans (et 7,20 euros pour les autres clients), cette formule devient désormais gratuite pour les 18 à 28 ans. Cette évolution aligne la région sur les politiques déjà appliquées dans les autres Caisses d’Epargne, notamment Grand Est Europe, Ile-de-France et Midi-Pyrénées, qui ont déjà adopté la gratuité pour ce public.
Le nouveau congé de naissance mis en place dès le 1er juillet
À partir du 1er juillet, chacun des parent pourra s’ajouter un à deux mois de repos à son congé maternité, paternité ou d’adoption. Une avancée sociale présentée comme structurante : le premier mois sera indemnisé à 70 % du salaire net, le second à 60 %. Mais comment ce dispositif s’articulera-t-il au quotidien ? Pourra-t-on vraiment l’adapter aux réalités de chaque famille ? Le texte le permet : ce congé pourra être fractionné en deux périodes d’un mois, et pris en parallèle ou en relais avec l’autre parent.



















