Poussiéreux, le viager ? Détrompez-vous: selon le spécialiste du secteur Renée Costes, le volume de transactions de ce type réalisées entre particuliers augmente de 5% par an, pour atteindre environ 6.000 ventes. Même les professionnels de la finance s’en mêlent désormais, via des fonds dédiés, qui ont déjà acheté pour plusieurs centaines de millions d’euros de logements. Les avantages de cette dernière formule sont multiples, aussi bien côté vendeurs (ces fonds paient vite et bien), que côté investisseurs (le risque est limité, pour une espérance de gains supérieure à 5% par an). Que vous soyez l’un ou l’autre, retrouvez nos conseils pour boucler au mieux votre opération.

Le viager traditionnel, réservé aux vendeurs qui privilégient la rente

Mariés, mais aussi pacsés ou simples concubins : il est possible de vendre son bien en viager, quel que soit son statut matrimonial. Mieux vaudra toutefois être âgé d’au moins 70 ans, et ne présenter aucun risque de santé avéré. Vous feriez alors une très mauvaise affaire, et cela pourrait amener vos héritiers à contester la transaction, pour absence d’aléa… Côté acheteurs, sachez que le financement à crédit n’est ouvert qu’à ceux déjà propriétaires, et capables d’apporter un bien en gage à la banque. Sinon, il faudra payer cash.

Acheteur : quel budget prévoir ?

De 25 à 60% de rabais sur le prix en pleine propriété du logement : inversement proportionnelle à l’âge du rentier, la décote dont bénéficient les acquéreurs fait bien sûr tout l’attrait d’une opération en viager. Pour calculer son montant, qui dépend de la valeur d’occupation du bien durant toutes les années d’espérance de vie du futur rentier, la plupart des agences spécialisées, et de nombreux notaires, recourent à la référence du secteur, le barème Daubry. C’est ainsi que, selon ce répertoire, un appartement parisien estimé à 1 million d’euros, et occupé par un couple de 78 et 80 ans, se verra appliquer 48,5% d’abattement. Soit un rabais de 485.000 euros, portant donc le budget d’achat (la nue-propriété) à seulement 515.000 euros. Cela n’empêche pas l’acquéreur d’être redevable des honoraires traditionnellement rattachés à une transaction immobilière.

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