Réformée en profondeur en janvier 2018, la fiscalité de l’assurance vie n’est pourtant pas devenue aussi confiscatoire qu’on aurait pu le craindre : le nouveau prélèvement de 30%, qui inclut 12,8% d’impôt et 17,2% de cotisations sociales, ne concerne que les gains générés par les versements effectués depuis le 27 septembre 2017, il n’alourdit l’addition qu’en cas de retrait d’argent après huit ans de détention du contrat, et pour les seuls assurés ayant plus de 150 000 euros en compte (le double pour un couple marié ou pacsé), tous contrats confondus.

Pour tous les autres, ce régime s’avère souvent plus doux que l’ancien. Exception notable, les contrats ouverts avant 1983 ne sont plus, comme avant, systématiquement exonérés, les gains issus des sommes versées depuis janvier 2020 étant désormais soumis à la fiscalité des assurances vie de plus de huit ans d’âge.

Pas de taxes à payer tant qu’aucune sortie d’argent n’est effectuée

Les intérêts et les plus-values accumulés sur le contrat ne sont soumis à l’impôt qu’en cas de retrait d’argent, que ce «rachat» soit partiel (l’assuré retire une partie seulement de son capital) ou total (il récupère toutes ses économies).

En résumé, tant que l’épargne reste investie sur le contrat, elle fructifie à l’abri de toute ponction fiscale, à l’exception des prélèvements sociaux à 17,2% prélevés chaque année sur les intérêts engrangés sur le fonds en euros. A signaler qu’en cas de sortie du contrat sous forme de rente, et non pas en capital, le mode de taxation obéit à un régime spécial : ce ne sont pas les gains qui sont imposés, mais le montant de la rente elle-même, selon un calcul qui dépend de l’âge du futur rentier.

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Sortie en rente : le niveau des taxes prélevées par le fisc varie selon votre âge

L’épargne figurant sur un contrat d’assurance vie peut être convertie à tout moment en rente, afin de recevoir un ­revenu régulier. A l’inverse de la sortie en capital, où l’impôt frappe les gains, et en une seule fois, la rente est soumise chaque ­année à l’impôt sur le revenu et aux taxes sociales à 17,2% (via un système d’acomptes mensuels ou trimestriels calculés sur la base des revenus de l’année précédente), mais seulement sur une fraction du montant versé, qui varie selon l’âge de l’assuré lors du déclenchement de la rente (lire le tableau ci-dessus), sachant qu’il vaut mieux la demander après 70 ans (30% de rente imposable) qu’avant 50 ans (70%).

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