C’est imminent. Ce mercredi 23 février, la Dares, le service statistiques du ministère du Travail, a dévoilé une étude sur le recours aux abandons de poste par les salariés du secteur privé. Dans la foulée, Olivier Dussopt, le ministre du Travail, a annoncé sur Twitter qu’il fallait “réguler ce phénomène” - 123.000 abandons de poste ont été enregistrés au premier semestre 2022, soit 5% seulement des fins de CDI - et que le décret d’application de la mesure visant à mettre fin au versement des indemnités chômage en cas d’abandon de poste sera publié “à la fin mars”.

Car pour rappel, le Parlement a adopté en fin d’année dernière la loi “portant mesures d’urgence relatives au fonctionnement du marché du travail en vue du plein emploi”. Ce texte prévoit, entre autres, d’instaurer une présomption de démission du salarié en cas d’abandon de poste. La démission ne permettant pas, sauf cas exceptionnels, d’être indemnisé par Pôle emploi, la mesure consiste donc à mettre fin au droit au chômage en cas d’abandon de poste, ce dernier conduisant le plus souvent à un licenciement pour faute grave.

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