
Face au nombre toujours grandissant d’arrêts de travail, le Conseil de l’Assurance maladie souhaite remettre sur la table une proposition déjà omniprésente dans les débats, selon La Tribune. Cette proposition, c’est le recours à davantage de télétravail en alternative à l’arrêt maladie. Déjà présentée à l’été 2025, cette proposition précède des annonces gouvernementales attendues dans la semaine prochaine. Le Conseil, qui regroupe partenaires sociaux et représentants de la société civile, a déclaré vendredi attendre ces mesures gouvernementales «non sans appréhension».
Le Conseil de l’Assurance maladie se dit donc en faveur de privilégier le télétravail à des arrêts de travail complets, pour amener une solution plus souple. C’est aussi une proposition qui vise maintenir une activité partielle, alors que les indemnités journalières s’élèvent presque à «20 milliards d’euros», soit «16% de la médecine de ville».
Encadrer les pratiques sans freiner l’activité
Dans ce cadre, le Conseil propose aussi de renforcer la traçabilité des arrêts de travail : de cette manière, les médecins devraient préciser les raisons de l’arrêt mais aussi leurs durées. Avec cette proposition, le Conseil souhaite une plus grande harmonisation des pratiques médicales mais aussi réduire les écarts d’un travailleur à l’autre. Par ailleurs, il souhaite aussi mettre davantage à contribution les entreprises, en simplifiant le contrôle de l’absentéisme et en améliorant les conditions de travail. Il propose aussi de généraliser la subrogation des indemnités journalières, en obligeant les employeurs à avancer les sommes. D’autres propositions du Conseil font davantage polémique, comme l’idée d’un bonus-malus sur les cotisations en fonction de l’absentéisme, ou du rallongement du délai de carence à sept jours.
Autant de propositions qui arrivent alors que le gouvernement affirme que la dynamique actuelle et l’augmentation des arrêts de travail «n’est plus soutenable». De son côté, la Fédération nationale des accidentés et des handicapés du travail se montre très critique de ces propositions.



















