Après une première réforme de l’assurance chômage ayant déjà pénalisé de nombreux demandeurs d’emploi, comme le révèle une récente étude de l’Unédic, le gouvernement va en engager une nouvelle. Et celle-ci aura également un impact négatif pour les allocataires. Pour rappel, la seconde réforme de l’assurance chômage consistera à moduler les règles d’indemnisation en fonction de la situation du marché du travail. Dans le détail, en cas de “conjoncture verte” (taux de chômage inférieur à 9% et qui diminue, stagne ou n’augmente pas de plus de 0,8 point pendant trois trimestres consécutifs), la durée d’indemnisation sera réduite de 25%. À noter que la durée d’indemnisation ne pourra être inférieure à six mois dans ce cadre. Avec un taux de chômage de 7,3% actuellement, le ministère du Travail a décidé d’appliquer cette nouvelle règle dès le 1er février prochain.

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D’après une nouvelle analyse provisoire de l’Unédic, dévoilée courant décembre, avec la baisse de 25% de la durée d’indemnisation, “en moyenne, le nombre d’allocataires indemnisés diminuerait de 12% en année de croisière (au bout de cinq ans, ndlr), soit environ 300.000 personnes pour 2,5 millions d’indemnisés”. Une estimation qui confirme une première évaluation de la mesure réalisée par l’organisme chargé de la gestion de l’assurance chômage à la mi-octobre.

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