Trois jours d'absence médicale autorisée à la suite d'une fausse couche, Douze journées pour endométriose, une journée pour les femmes ayant recours à la PMA : en avril dernier, Alexandre Bompard, PDG du groupe Carrefour, a fait sensation en annonçant au cours d’une conférence de presse la mise en place d’une série de congés extralégaux. Un train de mesures qui va bénéficier aux quelque 50.000 femmes qui travaillent dans les magasins de l’enseigne tricolore en France, mais aussi une décision qui a de quoi surprendre venant de chef d’une grande entreprise ! Jusqu’ici la multiplication des congés supplémentaires était plutôt le fait de petites ou moyennes entreprises comme la société coopérative La Collective, première en France à instaurer un congé menstruel en 2021.

D’autres ont suivi depuis, comme l’agence de communication MediaMonks, le fabricant de mobilier Louis Design et même la municipalité de Saint-Ouen. Mais le congé menstruel n’est pas le seul à avoir la cote chez les DRH. Enterprise, spécialisée dans la location de voitures, a lancé en 2020 un nouveau programme, «My purpose My time» qui offre à chaque employé un certain nombre d’heures de bénévolat par an auprès d’une organisation ou en faveur de la cause de leur choix. Chez OéBa, une menuiserie implantée à Fay-aux-Loges, dans le Loiret, le patron offre à ses 55 collaborateurs un jour de congé supplémentaire à prendre… le jour de leur anniversaire. Et même les congés illimités (dites plutôt «libérés») que l’on pensait réservés aux salariés de Netflix arrivent en France : chez Anikop, société de création de logiciels de gestion ou Gridwise, bureau d’étude digitale, ils sont déjà proposés aux salariés !

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