La "confrontation bienveillante" fait aujourd’hui cruellement défaut dans le débat français. Les individus se regroupent et se replient en communautés qui s’affrontent à coup de croyances, sans prendre la peine de considérer la pensée de la partie adverse, perçue comme un ennemi menaçant. Parallèlement, dans le monde de l’entreprise et de l’éducation, le mot "bienveillance" est sur toutes les lèvres et celle-ci semble survalorisée, presque incantatoire. Elle masque trop souvent une absence d’écoute authentique, voire de petites lâchetés : là où je devrais lui donner une limite, j’appelle l’autre à la bienveillance alors qu’en fait, j’espère qu’il va s’autodiscipliner et ne pas m’écraser.

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