Tous les employeurs sont tenus de former leurs salariés durant leur vie professionnelle. En 2020, les entreprises ont dépensé 4,6 milliards d’euros (dépenses intermédiées via les opérateurs de compétences) pour financer les actions de formation continue à destination de leurs collaborateurs. Soit 20% de moins en deux ans, selon l’annexe au projet de loi de finances 2022 consacrée à la formation professionnelle. Cette baisse considérable est sans doute le fruit de la crise sanitaire et de la réforme de la formation professionnelle qui en a modifié le système de financement.

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Mais cette baisse n’est malheureusement pas uniquement comptable. Selon les chiffres fournis par les organismes de formation dans leurs bilans pédagogiques et financiers, les entrées en formation des salariés ont chuté de 17,6% en 2020, passant de 18,2 à 15 millions. Pour relancer l’économie, le gouvernement mise pourtant sur l’adaptation des compétences tout au long de la vie professionnelle, notamment pour répondre aux besoins des métiers en tension et pour pourvoir les postes en lien avec les métiers de demain. Les entreprises sont donc priées de se retrousser les manches et de former leurs salariés. Pour cela, chaque employeur doit d’ailleurs satisfaire un certain nombre d’exigences en matière de formation continue.

Des obligations financières à la charge des entreprises

Il s’agit de la contribution unique à la formation professionnelle et à l’alternance (Cufpa). Une contribution annuelle qui alimente des fonds mutualisés permettant de financer des dispositifs de formation continue ainsi que les formations initiales professionnelles et technologiques majoritairement délivrées via l’apprentissage.

A cette «taxe» obligatoire peut s’ajouter la contribution conventionnelle décidée par les partenaires sociaux d’une branche professionnelle. En fonction des évolutions technologiques et/ou réglementaires d’un secteur concerné, cette contribution sert au développement de la formation professionnelle.

Autre obligation pour les employeurs: le versement de la contribution CPF-CDD dédiée, comme son nom l’indique, au financement du compte personnel de formation (CPF) des salariés en contrat à durée déterminée. Cela concerne toutes les boîtes employant des CDD, et le montant est égal à un 1% du revenu d’activité retenue pour le calcul des cotisations sociales des employés en CDD. Attention, un décret du 24 décembre 2018 exclut un certain nombre de CDD. Notamment les contrats d’apprentissage et de professionnalisation mais aussi les CDD qui se poursuivent par des CDI.

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