Formation professionnelle : qu’est-ce que c’est ?

Définition et cadre juridique des formations professionnelles pour adulte

La formation professionnelle regroupe l’ensemble des dispositifs permettant à une personne active d’acquérir, d’actualiser ou d’approfondir des compétences. Elle constitue un levier d’adaptation aux évolutions technologiques, économiques et réglementaires. En France, elle s’inscrit dans un cadre juridique structuré par le Code du travail.

Le compte personnel de formation CPF

La formation professionnelle constitue un droit individuel. Tout salarié relevant du régime général peut mobiliser son Compte personnel de formation (CPF), alimenté chaque année travaillée. Ce dispositif finance notamment des actions certifiantes, un bilan de compétences ou une validation des acquis de l’expérience (VAE).

L’initiative de l’employeur

L’employeur peut proposer des actions dans le cadre du plan de développement des compétences. Ces formations peuvent être organisées en interne ou confiées à un organisme certifié Qualiopi. Certaines sont obligatoires, notamment pour répondre aux exigences de sécurité ou aux obligations réglementaires liées à l’activité exercée.

Les dispositifs pour les demandeurs d’emploi

Les demandeurs d’emploi peuvent bénéficier de formations financées par France Travail, les régions ou d’autres acteurs publics. Ils peuvent être accompagnés par des conseillers en évolution professionnelle afin de définir un parcours cohérent. Les modalités de prise en charge dépendent du projet professionnel et des besoins économiques du territoire.

Les modalités d’organisation

Les formations peuvent se dérouler en présentiel, à distance ou selon un format hybride. Elles peuvent être réalisées sur le temps de travail ou hors temps de travail, selon le dispositif. La digitalisation a élargi l’accès à des parcours individualisés, tout en maintenant des exigences de qualité et d’évaluation des compétences acquises.

Quels sont les différents types de formation professionnelle ?

Les formations continues diplômantes et certifiantes

Certaines formations préparent à l’obtention d’un diplôme d’État ou d’un titre reconnu, comme le CAP, le baccalauréat pro ou un titre inscrit au Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP). Elles peuvent être suivies en formation continue ou en alternance. Leur finalité est d’acquérir une qualification officiellement reconnue.

Les formations courtes et opérationnelles

D’autres actions sont plus ciblées et de courte durée. Elles visent l’acquisition rapide de compétences techniques ou transversales : maîtrise d’un logiciel, gestion de projet, communication ou outils numériques. Elles ne débouchent pas toujours sur un diplôme, mais peuvent donner lieu à une attestation de compétences ou à une certification.

Les actions de formation

Les actions de formation constituent le socle du dispositif. Elles visent l’accès à l’emploi pour les personnes sans qualification, l’adaptation au poste de travail, le maintien dans l’emploi ou la mobilité. Elles peuvent être mises en œuvre à l’initiative de l’employeur ou à l’initiative du salarié via le Compte personnel de formation.

Le bilan de compétences

Le bilan de compétences permet d’analyser les compétences professionnelles et personnelles, les aptitudes et les motivations d’une personne. Il a pour objectif de définir un projet professionnel ou un projet de formation cohérent. Ce dispositif est encadré par le Code du travail et peut être financé notamment par le Compte personnel de formation.

La validation des acquis de l’expérience (VAE)

La validation des acquis de l’expérience permet d’obtenir tout ou partie d’une certification professionnelle sur la base de l’expérience acquise. Elle s’adresse aux personnes justifiant d’une activité salariée, non salariée ou bénévole en lien avec la certification visée. La procédure a récemment été simplifiée afin de faciliter l’accès à la certification.

La formation par apprentissage

La formation par apprentissage repose sur l’alternance entre enseignement théorique en centre de formation d’apprentis (CFA) et pratique en entreprise. Elle conduit à l’obtention d’un diplôme ou d’un titre professionnel reconnu. Ce dispositif concerne principalement les jeunes, mais il est également ouvert à certains adultes en reconversion.

Pourquoi faire une formation professionnelle ?

Développer ses compétences

Suivre une formation professionnelle permet d’actualiser ses connaissances et d’acquérir de nouvelles compétences adaptées aux évolutions technologiques, numériques ou réglementaires. Dans un contexte de transformation rapide des métiers, la formation contribue à maintenir un niveau d’expertise conforme aux attentes des employeurs.

Sécuriser son parcours professionnel

La formation constitue un levier de sécurisation des trajectoires professionnelles. Elle favorise le maintien dans l’emploi, limite les risques d’obsolescence des compétences et renforce l’employabilité. En développant une qualification reconnue, le salarié améliore sa capacité à évoluer au sein de son entreprise ou à accéder à de nouvelles opportunités.

Évoluer ou faire une reconversion professionnelle

Elle peut accompagner une progression hiérarchique, une prise de responsabilités ou un changement de métier. Dans le cadre d’une reconversion, la formation permet d’acquérir les compétences nécessaires pour intégrer un nouveau secteur d’activité. Elle s’inscrit ainsi dans une logique de mobilité professionnelle choisie ou contrainte.

Obtenir une certification reconnue

Certaines formations conduisent à un diplôme, un titre professionnel ou une certification enregistrée au Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP). Cette reconnaissance officielle renforce la crédibilité du parcours et facilite la valorisation des compétences auprès des recruteurs.

Répondre aux obligations légales

Dans certains secteurs, la formation est indispensable pour respecter des obligations réglementaires liées à la sécurité, à la conformité ou à l’exercice d’une profession réglementée. Elle garantit que les compétences requises sont régulièrement mises à jour.

S’adapter aux mutations économiques

Les transitions numérique, écologique et organisationnelle modifient en profondeur les métiers. La formation professionnelle permet d’anticiper ces transformations, d’acquérir des compétences émergentes et de rester compétitif dans un environnement en constante évolution.

Qui peut bénéficier de la formation professionnelle ?

Un droit ouvert à toute personne engagée dans la vie professionnelle

La formation professionnelle est accessible à toute personne souhaitant acquérir ou développer des compétences, qu’elle soit en emploi, en recherche d’emploi ou en reconversion. Elle s’inscrit dans le principe de formation tout au long de la vie, reconnu par le Code du travail, et concerne aussi bien le secteur privé que la fonction publique.

Les salariés du secteur privé et les agents publics

Les salariés des entreprises du secteur privé peuvent bénéficier d’actions prévues par le plan de développement des compétences ou mobiliser leur Compte personnel de formation (CPF). Les agents titulaires et contractuels de la fonction publique disposent de dispositifs spécifiques de formation continue adaptés à leur statut.

Les jeunes diplômés ou sans qualification

Les jeunes entrant sur le marché du travail, qu’ils soient diplômés ou sans qualification, peuvent accéder à des formations qualifiantes, certifiantes ou en alternance. Ces dispositifs visent à faciliter l’insertion professionnelle et à renforcer l’employabilité, notamment par l’apprentissage ou les formations financées par les régions.

Les demandeurs d’emploi

Les personnes inscrites auprès de France Travail peuvent bénéficier de formations financées ou cofinancées par l’État, les collectivités territoriales ou d’autres organismes publics. L’objectif est de favoriser un retour rapide et durable à l’emploi, notamment dans les secteurs en tension ou en développement.

Les personnes en situation de handicap

Les travailleurs reconnus en situation de handicap peuvent accéder à des dispositifs adaptés, avec un accompagnement spécifique et des aménagements pédagogiques. Des financements complémentaires peuvent être mobilisés afin de sécuriser leur parcours professionnel et favoriser leur insertion ou leur maintien dans l’emploi.

Les travailleurs indépendants et professions libérales

Les travailleurs indépendants, artisans, commerçants, micro-entrepreneurs et professions libérales ont également accès à la formation professionnelle. Ils cotisent à un fonds d’assurance formation (FAF) qui leur ouvre des droits à la prise en charge de certaines actions de formation, en lien avec leur activité professionnelle.

Les personnes en reconversion ou en transition professionnelle

Les salariés souhaitant changer de métier peuvent mobiliser des dispositifs spécifiques de reconversion, notamment via un projet de transition professionnelle. Ces mécanismes permettent de financer une formation longue en vue d’acquérir une nouvelle qualification et d’accéder à un autre secteur d’activité.

Quelles sont les formations professionnelles qui recrutent le plus ?

Les formations les plus suivies concernent la santé, la petite enfance, les langues étrangères, le secrétariat ou la bureautique. D’autres domaines connaissent une progression notable : transition énergétique, numérique, management inclusif ou création d’entreprise, en lien avec les évolutions économiques et sociétales récentes.

Comment faire une demande pour une formation professionnelle ?

Demande à l’initiative du salarié sur le temps de travail

Lorsqu’un salarié souhaite effectuer une formation professionnelle sur ses heures de travail, il doit en avertir son employeur en lui adressant une lettre de demande de formation. Le salarié doit indiquer qu’il souhaite bénéficier du projet de transition professionnelle (PTP) qui permet de réaliser une formation sur le temps de travail.

Délais et la réponse de l’employeur

La demande doit être effectuée au moins 120 jours avant le début de la formation si elle s’étale sur une durée supérieure à six mois ou 60 jours avant pour une formation de moins de six mois. L’employeur a 30 jours pour donner son accord, refuser ou différer le congé de transition professionnelle.

Prise en charge financière du projet de transition professionnelle

La prise en charge du projet de transition professionnelle relève des organismes paritaires agréés par l’État, tels que le Fongecif ou l’OPCA. Une demande de prise en charge doit ainsi être adressée à l’organisme. Le salarié doit se rapprocher de la commission paritaire interprofessionnelle de sa région pour déposer une demande de prise en charge.

Démarche pour les demandeurs d’emploi

Concernant les demandeurs d’emploi, il convient de se rapprocher de son conseiller France Travail (ex-Pôle emploi) qui validera la demande de formation professionnelle dans le cadre du projet personnalisé d’accès à l’emploi. La formation doit s’inscrire dans le projet personnalisé d’accès à l’emploi (PPAE).

Autres situations : indépendants, formation hors temps de travail

Les travailleurs indépendants, les jeunes adultes ou les salariés souhaitant se former en dehors du temps de travail doivent d’abord identifier la formation adaptée à leur projet. Selon leur statut, ils peuvent solliciter une prise en charge financière auprès de leur fonds d’assurance formation (FAF) ou mobiliser leur Compte personnel de formation (CPF).

Où trouver une formation professionnelle ?

Les plateformes dédiées

Le premier point d’entrée pour rechercher une formation professionnelle est la plateforme officielle Mon Compte Formation, qui recense les formations éligibles au Compte personnel de formation (CPF). Elle permet d’identifier des formations certifiantes, diplômantes ou qualifiantes, à distance ou en présentiel, partout en France.

Le site de France Travail (anciennement Pôle emploi) propose également un moteur de recherche recensant des formations financées ou conventionnées, notamment pour les demandeurs d’emploi.

Les organismes de formation

Il est possible de s’adresser directement à un organisme de formation public ou privé. Ces structures doivent être déclarées et, pour bénéficier de financements publics ou mutualisés, être certifiées Qualiopi. Elles proposent des formations dans des domaines variés : santé, numérique, langues, management, transition écologique ou métiers techniques.

Les centres de formation d’apprentis (CFA)

Pour les formations en alternance, les centres de formation d’apprentis constituent un interlocuteur privilégié. Ils proposent des parcours diplômants ou certifiants du CAP au diplôme d’ingénieur, en lien avec un contrat d’apprentissage ou de professionnalisation.

Comment obtenir le financement d’une formation professionnelle ?

Selon la situation, différentes solutions existent pour financer une formation professionnelle.

Contribution formation professionnelle (CFP)

S’agissant des salariés en CDI ou en CDD, le projet de transition professionnelle permet de mobiliser le compte personnel de formation d’un salarié pour financer des formations en lien avec son projet. Ce dispositif vise à favoriser une reconversion ou une évolution professionnelle structurée, en sécurisant le parcours du salarié.

Paiement par l’employeur

L’employeur peut également décider de prendre à sa charge les frais liés à une formation. Il peut faire appel à un OPCO pour une prise en charge totale ou partielle de la formation. Cette prise en charge couvre les frais pédagogiques, et peut inclure les frais annexes, ainsi que le maintien de la rémunération lorsque la formation se déroule sur le temps de travail.

Certaines formations doivent être financées par l’employeur lorsqu’elles conditionnent l’exercice de l’activité ou répondent à une obligation légale (sécurité, habilitations spécifiques, conformité réglementaire). Dans ces cas, les frais ne peuvent être supportés par le salarié et la formation est considérée comme du temps de travail effectif.

Les OPCO

Les entreprises peuvent solliciter leur opérateur de compétences (OPCO) afin d’obtenir une prise en charge totale ou partielle des coûts engagés. Les modalités varient selon la taille de l’entreprise, le secteur et la nature de la formation (certifiante, obligatoire, etc.). Les petites entreprises bénéficient souvent de conditions de financement plus favorables.

Aide individuelle à la formation

Pour les demandeurs d’emploi, l’aide individuelle à la formation est un dispositif qui leur permet de financer tout ou partie de leurs formations. Cette aide est versée par France Travail uniquement lorsque le coût de la formation n’est pas pris en charge partiellement ou totalement par les OPCO ou les collectivités territoriales.

La taxe d’apprentissage

Certaines entreprises sont redevables de la taxe d’apprentissage. Cette contribution obligatoire participe au financement de l’apprentissage et des formations technologiques et professionnelles. Son produit est destiné notamment aux centres de formation d’apprentis et aux établissements habilités, selon les règles de répartition en vigueur.

>> Notre service - Trouvez la formation professionnelle qui dopera ou réorientera votre carrière grâce à notre moteur de recherche spécialisé (Commercial, Management, Gestion de projet, Langues, Santé…) et entrez en contact avec un conseiller pour vous guider dans votre choix