Ce 3 juillet 1998, encore jeune consultant, j’ai rendez-vous au conseil général de Corrèze, à Tulle, avec directeur 1 et directeur 2, dans l’espoir de décrocher un marché. J’arrive en gare de Tulle après un trajet interminable, cinq heures et vingt-quatre minutes, dans un train mal climatisé. Nous avons rendez-vous dans un restaurant choisi par mes prospects. Les présentations faites, les deux hommes commandent, s’empiffrent et discutent entre eux, ne m’écoutant que distraitement. Je m’aperçois vite que ces petits marquis ne m’achèteront rien. Qu’ils m’ont fait venir jusque-là pour leur payer un (bon) déjeuner.

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