Sébastien Marlard, finaliste 2019 du concours l’Eloquence du bégaiement

“Il faut établir un échange avec le public”

Bègue depuis l’enfance, Sébastien Marlard, 49 ans, réalise un «saut dans l’inconnu» lorsqu’il décide, en 2019, de participer à la première édition d’un concours d’éloquence réservé aux personnes qui bégaient. L’ingénieur commercial se lance, décidé à se prouver qu’il est «capable d’exprimer ses idées comme n’importe qui» et rassuré par les six semaines de formation avec des pros de l’art oratoire et des orthophonistes. «L’esprit d’équipe» entre candidats et la bienveillance des coachs, qui le poussent par exemple à crier ses émotions et sa colère pour réussir à projeter sa voix, l’aident à se sentir prêt à chaque étape du concours.

«Il y a une montée en puissance : le premier tour est à huis clos, puis on passe devant les autres candidats et, en finale, j’ai pris la parole devant 200 personnes», raconte-t-il. Ce-jour-là, il défend l’idée d’atteindre ses rêves, avec un discours remanié une quinzaine de fois. Mais, surtout, il conserve une gestuelle fluide et prend le temps de bien se poser pour regarder l’auditoire. «L’éloquence tient avant tout à l’échange entre l’orateur et son public», assure celui qui a tant apprécié l’expérience qu’il participe désormais à l’organisation du concours et co-anime, «sans aucune appréhension», les soirées de finales devant 900 personnes.

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