Malgré une situation économique des plus incertaines, la plupart des grands groupes ont l’intention, cette année encore, d’embaucher largement. Parce qu’ils se portent bien, leur activité étant mondiale ou sur des secteurs en pleine croissance. Or, sur bien des métiers, ils ont le plus grand mal à trouver les compétences dont ils ont besoin, tant au sein de leurs bureaux que sur leurs sites industriels. Mais, malgré ces pénuries de main d’oeuvre, le chemin est long entre le désir de rejoindre une entreprise prestigieuse et le fait d’y entrer. Vu les milliers d’envieux qui ont la même idée, la sélection sera forcément draconienne. Comment parvenir à se faire remarquer ?

>> Notre service - Trouvez la formation professionnelle qui dopera ou réorientera votre carrière grâce à notre moteur de recherche spécialisé (Commercial, Management, Gestion de projet, Langues, Santé …) et entrez en contact avec un conseiller pour vous guider dans votre choix

Pour vous aider, nous avons demandé à six experts en ressources humaines de se concentrer sur un profil précis de candidat. Un jeune diplômé doté de compétences et de qualifications rares ne négociera pas de la même manière qu’un cadre plus expérimenté sur un job moins recherché. En revanche, quel que soit votre profil, vous devrez impérativement vous montrer proactif sur les réseaux sociaux, à commencer par l’incontournable LinkedIn. Il y a en effet belle lurette que les services RH des meilleurs employeurs scrutent le Web à la recherche de candidats potentiels qui auront su se distinguer par leur dynamisme. Bref, vous allez faire ce que font très bien ces entreprises : soigner votre image de marque…

>> A lire aussi - Le top 10 des métiers qui recruteront d’ici 2030, région par région

Insaff El Hassini, juriste financier, experte et coach en négociation de rémunération,

Avouons-le : les histoires de cadres qui obtiennent sans souci le poste convoité avec la rémunération espérée font rêver. Dans la réalité, c’est rarement le cas. Nombre d’entre nous, quelles que soient notre expérience et nos compétences, n’osons pas nous lancer. En cause, la peur de sortir de sa zone de confort ou de se planter, les contraintes de la vie privée, la situation économique incertaine. Mieux vaut donc rester au chaud, même si son job n’est pas passionnant. Les freins sont encore plus grands quand on estime ne pas disposer de toutes les compétences nécessaires pour évoluer. Je le dis souvent aux cadres que je coache, notamment aux femmes. Ne vous sous-estimez pas !

Vous vous ennuyez là où vous êtes ou vous n’évoluez plus ? Tentez votre chance. En étudiant votre marché et les concurrents de votre entreprise, vous allez peut-être vous apercevoir que vos compétences seraient mieux rémunérées ailleurs, ou qu’à salaire égal le travail proposé serait moins éreintant, le cadre de vie plus agréable. Dans une boîte plus petite ou en province, par exemple. Bref, il faut se renseigner, un peu comme pour des vacances à l’étranger. Mais attention : si votre profil intéresse un recruteur, ne vous bradez pas pour autant. Vous avez une valeur sur le marché. En acceptant une rémunération inférieure, vous risquez d’instiller l’idée dans l’esprit de votre interlocuteur que vous ne défendrez pas, ensuite, vos intérêts. Or personne ne le fera à votre place.

La suite est réservée aux abonnés
Abonnez-vous à Capital Profitez de -40% sur votre abonnement annuel standard
  • Accès à tous les articles réservés aux abonnés
  • Le magazine en version numérique
  • Sans engagement