La bataille continue. Après leur échec au Conseil d’État en décembre, un collectif de 38 soignants a saisi la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) pour discrimination, ce lundi 3 avril. Pour rappel, depuis les accords du Ségur de la santé de juillet 2020, plusieurs vagues de revalorisation des soignants ont été mises en place. En octobre 2021, quelque 500.000 professionnels paramédicaux de la fonction publique hospitalière en ont profité. Sauf qu’au sein d’un même métier (infirmier, orthophoniste…), tous n’ont pas bénéficié de la même augmentation. Cela s’explique par le “protocole Bachelot”, signé en février 2010. Il divise en deux catégories les professionnels paramédicaux relevant de la fonction publique hospitalière, selon l’option qu’ils ont choisie : la catégorie “active” (ou “en voie d’extinction”), et la catégorie “sédentaire”.

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La première catégorie regroupe les professionnels ayant décidé de conserver les avantages liés à la reconnaissance de la pénibilité de leur métier, comme un départ à la retraite anticipée, mais qui ont, en contrepartie, renoncé à une revalorisation salariale. Dans la seconde catégorie se trouvent ceux qui, à l’inverse, ont choisi de bénéficier d’une hausse de leur rémunération, mais qui ont accepté de reculer l’âge de leur départ à la retraite. À noter que désormais, les nouvelles recrues sont systématiquement placées dans la catégorie des “sédentaires”. La catégorie “active” est donc fermée et les personnels soignants la composant sont, logiquement, de moins en moins nombreux.

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