Après de mauvais résultats, SFR est en voie d’être racheté. Des discussions sont menées par Bouygues Telecom, Free-Groupe Iliad et Orange, pour un rachat estimé à 20,35 milliards d’Euros. Mais celles-ci inquiètent les salariés de l’opérateur. Alors la CFDT, l’Unsa et la CFTC ont appelé à la grève des salariés de SFR Distribution, face «aux incertitudes qui pèsent sur (leur) avenir», rapporte Franceinfo. SFR Distribution gère 300 boutiques en France avec environ 2.000 salariés.

La fin des négociations est prévue pour le 15 mai, mais les syndicats dénoncent un manque d’informations. «Toutes les communications qui ont été faites récemment par nos dirigeants parlent de projets industriels, mais en aucun cas de projet social», s’inquiète Olivier Pinto, délégué CFDT, au micro de France Inter. «Que va-t-on faire des salariés ? Que va-t-on faire des boutiques ?». Le syndicaliste ajoute n’avoir reçu aucun «message de la direction sur les risques psychosociaux».

Le CSE dénonce «la pression commerciale» sur les vendeurs en boutique

Le comité social et économique (CSE), s’est fendu d’un communiqué faisant état d’autres inquiétudes. «C’est un démantèlement minutieusement organisé au profit de nos concurrents qui vont se partager les activités, les clients, les réseaux», a-t-il dénoncé. L’entité s’inquiète aussi pour l’avenir «car notre activité n’existe qu’au travers de la marque SFR (et) si SFR disparaît, nous perdons notre raison d’être», étant donné que les éventuels repreneurs ont déjà leurs réseaux de distribution. Alors que les récents chiffres de SFR sont à la baisse, le CSE dénonce aussi des objectifs inatteignables ainsi qu’une «pression commerciale» exercée sur les vendeurs.