
Depuis la fin du mois de janvier, cette proposition du Medef a du mal à passer auprès des syndicats. La volonté du Mouvement des entreprises de France est de créer un contrat à durée indéterminée (CDI) pouvant être rompu plus facilement pour lutter contre le chômage des jeunes. Mais pour Marylise Léon, secrétaire générale de la CFDT, cela n’est pas la bonne solution.
Sur France Inter, samedi 14 février, la syndicaliste française a indiqué qu’elle n’avait «pas envie de discuter sur cette base-là» et que la CFDT fera «d’autres propositions très prochainement». Quelques jours auparavant, le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou avait assuré que la proposition du Medef «n’était pas reprise» par le gouvernement. La CGT, de son côté, avait également qualifié cette proposition de «déclaration de guerre contre les jeunes et les salariés».
Pas de lien rompu entre organisations syndicales et patronales
La syndicaliste, qui a rappelé l’implication de la CFDT contre la réforme sur les retraites, veut alors aujourd’hui se tourner vers la jeunesse : «Nous avons une responsabilité collective, celle de parler des jeunesses, s’adresser aux plus jeunes qui ont des difficultés d’entrée dans l’emploi.»
Néanmoins, Marylise Léon «reste convaincue qu’il faut qu’on puisse se parler entre organisations syndicales et patronales», pour se demander «quelle est notre responsabilité partagée aujourd’hui, quel signal nous envoyons aux jeunes et comment nous avons de vraies propositions et de vraies actions pour mieux les insérer dans l’emploi durable, les sortir pour un certain nombre de la précarité.»



















