
Une fois, pas deux. L’an passé, vous avez vu vos vacances de Noël vous filer sous le nez car vous avez trop tardé à poser vos congés. Cette année, vous vous êtes juré de ne pas reproduire la même erreur. Pourtant, à l’approche des fêtes, le doute vous gagne : n’êtes-vous pas déjà hors jeu ? Vous imaginez déjà vos collègues partir pendant que vous restez au bureau. Rassurez-vous, tout n’est pas encore perdu ! Si chaque jour compte en matière de congés, Magalie Auger, ex-DRH du département des Deux-Sèvres, vous livre ses conseils pour vous assurer d’être, cette fois-ci, en tête de liste.
Respectez les délais de prévenance
Cela peut paraître évident, mais c’est souvent là que se joue la première bataille : les délais de prévenance. Chaque entreprise a son propre calendrier pour les demandes de congés, souvent fixé des mois à l’avance. «Si vous ne respectez pas ce délai, vous partez déjà perdant», prévient la désormais coach professionnelle. La plupart du temps, les congés de fin d’année doivent être posés dès la rentrée de septembre. Pensez donc à vérifier votre boîte mail, car il y a fort à parier que votre patron vous a déjà demandé de remplir le calendrier.
Pour les moins organisés d’entre vous, rien n’est joué. En matière de congés, la règle du «premier arrivé, premier servi» ne s’applique pas forcément. Même si vous avez l’impression que poser vos congés le plus tôt possible vous garantit une place de choix, la réalité est souvent plus nuancée. Votre patron vous a donné jusqu’au 15 novembre pour soumettre vos dates de vacances ? Tant que vous respectez ce délai, vous avez autant de chances que celui qui aurait rempli sa demande une semaine avant vous.
L’essentiel, c’est de faire votre demande dans le créneau imparti
Et attention, car même des obligations familiales - comme la garde d’enfants - ne suffiront pas à justifier votre retard. «Ceux qui s’y prennent trop tard seront pénalisés, sauf urgences dûment justifiées», prévient Magalie Auger.
Organisez votre absence en amont
Avant même de poser vos jours de congés, vous pouvez jouer une carte stratégique : celle de la discussion avec votre manager. Parlez-lui avec lui des besoins opérationnels de votre service pendant les fêtes et montrez que vous avez déjà réfléchi à l'organisation. «En listant les tâches prioritaires et celles qui peuvent attendre, par exemple», illustre Magalie Auger. Cette approche proactive rassurera votre supérieur et montrera que vous êtes conscient des impératifs. L'idée, c'est de répartir les responsabilités au sein de l'équipe, plutôt que de tout faire reposer sur une seule personne. «Un atout qui peut jouer en votre faveur pour obtenir ces congés de fin d’année, particulièrement demandés.»
Définissez vos dates de congés avec vos collègues
D’où l’importance de communiquer avec vos collègues de bureau, en vous mettant d’accord à l’avance, plutôt que de laisser le manager trancher. «C’est du bon sens. Par exemple, si vous prenez Noël cette année, peut-être que votre collègue pourra prendre le Nouvel An, et vous inverserez l’année suivante», suggère-t-elle. A noter que la majorité des conflits liés aux congés se règlent ainsi.
90% des demandes de congés trouvent une solution entre collaborateurs, sans nécessiter l’arbitrage du manager ou des RH
Non seulement cette méthode évite des tensions inutiles, mais elle permet aussi à chacun de profiter - au moins partiellement - des vacances de fin d'année.
Restez flexible et prêt à ajuster vos congés
Une souplesse d’autant plus importante pour les managers, qui n’obtiennent que rarement les congés espérés au départ. Si tel est votre cas, envisagez de faire un compromis, par exemple en prenant une semaine au lieu des 10 jours initialement prévus. Mais attention, pas question de sacrifier votre santé pour autant. «Un manager peut être amené à revoir ses congés à la baisse, certes, mais il est essentiel qu'il prenne tout de même du repos», met en garde Magalie Auger. Ainsi, si votre semaine de congés vous passe sous le nez pour la deuxième année consécutive, tâchez d’en parler avec votre responsable ou votre patron. Ou à défaut, avec votre service RH pour faire respecter vos droits. «La plupart du temps, les employeurs se montrent compréhensifs», rassure-t-elle.




















