
Pour certains, le mois de décembre rime avec un petit bonus : le fameux 13e mois. Mais attention, tout le monde n’y a pas droit. Ni le Code du Travail, ni la loi ne l’imposent : son versement dépend avant tout des accords internes à l’entreprise ou des conventions collectives. On estime que plusieurs millions de salariés du secteur privé en bénéficient chaque année, même si aucun chiffre officiel n’existe. La plupart du temps, le 13e mois est versé en même temps que la paie de décembre, offrant un joli coup de pouce avant les fêtes.
Cependant certaines entreprises anticipent ce versement dès novembre, tandis que d’autres le versent plus tard, en janvier ou février, précise BFM Business. Dans certains cas, il peut même être mensualisé et intégré au salaire de chaque mois. Par ailleurs, le montant versé n’est pas toujours équivalent à un mois de salaire brut. Il peut correspondre à la moyenne des 12 mois précédents, ce qui peut réduire légèrement son impact sur le pouvoir d’achat.
Un montant qui peut varier
Ce calcul tient compte de certains facteurs : les absences non indemnisées, comme les arrêts maladie, ou une arrivée en cours d’année. Un salarié arrivé en cours d’année peut ainsi toucher le 13e mois si celui-ci est prévu par son contrat, un accord d’entreprise ou la convention collective. Le montant est alors calculé au prorata du temps réellement travaillé.
Si l’employeur refuse de verser le 13e mois alors qu’il est contractuellement prévu, le salarié doit d’abord envoyer une lettre recommandée avec accusé de réception pour en demander le paiement. En cas de refus persistant, il peut saisir le conseil de prud’hommes pour réclamer la prime. En résumé, le 13e mois reste un avantage intéressant pour de nombreux salariés. Mais son versement et son montant dépendent de l’entreprise, des accords collectifs et de la situation individuelle de chaque salarié.

















