L’interlocuteur change mais pas les problèmes. En succédant à Jean-Christophe Combe à la tête du ministère des Solidarités, Aurore Bergé va devoir reprendre la question de la prise en charge du grand âge et continuer le dialogue avec l’ensemble des acteurs du secteur. Son prédécesseur avait présenté l’agenda de la réforme du grand âge en avril dernier. Il ne promettait pas une loi grand âge attendue par tout le secteur, mais plutôt des évolutions en empilant plusieurs briques comme une proposition de loi pour le bien vieillir, la présentation d’une feuille de route suite aux travaux du Conseil national de la refondation (CNR) ainsi que des annonces budgétaires dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2024, discuté cet automne au Parlement.

Mais aujourd’hui, la réforme promise semble encore loin. D’abord, la proposition de loi bien vieillir qui comporte plusieurs mesures telles que la création d’une carte professionnelle pour les aides à domicile ou encore un plan pour la lutte contre la maltraitance en établissement. Discutée au printemps à l’Assemblée nationale, elle avait été jugée insuffisante par l’opposition et les professionnels du secteur. “C’est une loi qui n’est évidemment pas à la hauteur des ambitions qu’avait fixées Emmanuel Macron lui-même en 2018 et qui fait l’impasse sur toute une série de sujets pourtant cruciaux comme les Ehpad (Établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes, ndlr) ou le financement de l’Aide personnalisée à l’autonomie”, liste Luc Broussy, président de la filière Silver économie et ancien élu socialiste.

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