Un durcissement des contrôles. Dans le cadre de sa lutte contre la fraude sociale, le gouvernement a déployé un volet touchant spécifiquement les retraités vivant à l’étranger. D’après les chiffres de la Caisse nationale d’assurance vieillesse (Cnav), sur quelque 15 millions de pensions de retraite versées, plus d’un million le sont à des retraités vivant à l’étranger. Or selon le gouvernement, il existe une fraude à la prestation des retraites à l’étranger : des personnes décédées continueraient à recevoir une pension, ce qui profiterait à leurs proches.

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Si vous vivez dans un pays européen, aucun changement n'est à attendre. En effet, dans la plupart d’entre eux, les données concernant les décès sont communiquées tous les mois aux caisses de retraite. Ce qui rend la fraude quasiment impossible. “Mais il y a certains pays pour lesquels nous n’avons pas d’accès à leur état civil”, prévenait déjà dans une interview à Capital en avril 2022, Pierre Costes, directeur juridique et réglementation de la Cnav. C’est sur ces pays-là que le gouvernement veut accentuer ses contrôles. Il existe déjà un garde-fou : le certificat d’existence. Tous les ans, les retraités vivant à l’étranger et percevant une pension française doivent envoyer ce document qui prouve qu’ils sont encore en vie. Il doit être certifié par une autorité compétente comme une mairie, une ambassade ou un consulat.

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