L’industrie automobile française deviendra-t-elle simple spectatrice du marché automobile français ? C’est une crainte nouvelle, alors que le constructeur chinois BYD a annoncé le déploiement d’un nouveau réseau de chargeurs ultrarapides en France pour ses voitures électriques, mais pas seulement. En tout, BYD prévoit l’installation de 300 stations d’ici 2026, d’une puissance de 1,000 kW, qui permettrait de charger 400 kilomètres d’autonomie en cinq minutes de chargement seulement, selon Les Echos. Une décision qui «met complètement à plat l’industrie automobile européenne», selon Yves Carra, porte-parole de Mobilité Club France interrogé par RMC.

Mais pour l’heure, une immense majorité des véhicules ne sera pas compatible avec cette puissance de recharge. Ils pourront donc se connecter aux nouvelles bornes mais le temps de charge sera plus long. Un seul véhicule pourra en fait se recharger aussi rapidement sur ces bornes, la Denza Z9 GT, modèle BYD.

Un réseau pour soutenir l’offensive européenne

L'offensive BYD est donc agressive en France pour appuyer les ventes de BYD en France et en Europe donc. Pour Yves Carra, ces voitures chinoises «à qualité égale sont 10 000 euros moins chères que les voitures françaises». Mais il rappelle toutefois que ce constructeur est financé par l’État chinois. La décision d’installer autant de superchargeurs en 2026 en France fait donc partie d’une stratégie plus vaste de la Chine pour occuper le marché français.

Pour BYD, l’objectif est de concurrencer Tesla et son réseau de recharge très développé en France, avec environ 250 stations et 3 600 bornes, d’après Les Echos. Mais l’horizon est plus large que le seul marché français, puisque BYD souhaite aussi soutenir son expansion en Europe. En 2025, ses ventes y ont progressé de 228 % en 2025, pour atteindre 1,2 % de part de marché. En parallèle, le constructeur fait aussi face à un ralentissement de ses ventes en Chine, son marché principal.

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