Jambe cassée, épaule déboîtée, rupture des ligaments croisés… Chaque année, les vacances au ski de milliers de Français tournent à la catastrophe. Si, bien souvent à l’occasion des vacances scolaires, nombreux sont ceux à prendre la route vers les stations où les pistes de ski les attendent, pour certains, le retour s’avère bien plus chaotique. Rien que l’an passé, ce sont ainsi pas moins de 57 000 accidents liés aux sports d’hiver qui ont été recensés, rapporte TF1 info.

Mais alors que les vacances de certains prennent une tournure bien moins sympathique qu’espérée, le retour au domicile, lui, s’avère tout aussi compliqué. Soucieuse de chouchouter ses clients qui ont dû troquer leurs skis pour une paire de béquilles, la SNCF a donc décidé de mettre les petits plats dans les grands. Pour ce faire, la compagnie ferroviaire a mis en place une opération uniquement destinée à ces passagers blessés en leur réservant une rame entière à bord de ses TGV. Exit donc la promiscuité dans des trains parfois pris d’assaut lors de cette période de forte affluence, puisque ces passagers ont droit à deux sièges rien que pour eux pour plus de confort. «Mon retour était à l’origine prévu un samedi de retour de vacances. Ça aurait voulu dire : un train bondé, pas de place pour mes jambes…», explique une passagère qui a terminé son séjour alpin une jambe dans le plâtre.

Un personnel médical aux petits soins

Outre la possibilité d’avoir plus de place à l’intérieur de la rame, les blessés qui bénéficient de cette opération de la SNCF ont également à leur disposition du personnel médical. Présents à bord du wagon, deux infirmiers restent au chevet de ces patients dont l’état est déjà stabilisé et ne présente pas de risques. Pansements ou kit de perfusion, tout le nécessaire médical d’un cabinet est prévu pour pouvoir venir en aide aux différents passagers blessés qui seraient dans le besoin de soins.

Une fois arrivés à leur destination finale, des ambulanciers attendent ensuite sur le quai les passagers blessés à leur sortie du train pour les prendre en charge. Pour l’heure encore méconnue des usagers de la SNCF, cette offre a su satisfaire ceux qui ont déjà pu en bénéficier, et ce, sans débourser un seul centime. «J’ai découvert en appelant ma banque que grâce à ma carte de paiement, j’étais assurée et rebroussée», a expliqué une skieuse qui a eu le malheur de se fracturer le tibia après seulement trois jours sur les pistes. Prise en charge par les professionnels de santé, celle dont la rééducation s’annonce déjà longue ne semble pourtant pas avoir perdu le sourire après avoir utilisé ce service. Son prochain retour de vacances au soleil sera d'ailleurs plus calme, sans neige, et surtout… sans risque de chute.